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Asie - pacifique

Crise des Rohingya : près de 270 000 réfugiés au Bangladesh en deux semaines

© KM Asad, AFP | Des Rohingya ayant fui la Birmanie arrivent dans la ville bangalie de Teknaf, le 7 septembre 2017.

Vidéo par Florence THOMAZEAU

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/09/2017

Le nombre de Rohingya ayant fui les violences en Birmanie a atteint 270 000 personnes en deux semaines, a alerté vendredi le HCR. L'ONU s'inquiète des capacités d'accueil du Bangladesh face à l'afflux de réfugiés dans ce pays voisin.

Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU a tiré la sonnette d'alarme, vendredi 8 septembre. Le nombre de musulmans rohingyas ayant fui les violences en Birmanie pour trouver refuge au Bangladesh ces deux dernières semaines s'élève désormais à 270 000 personnes. Dans un précédent bilan, le HCR avait avancé le chiffre de 164 000 réfugiés.

L'agence onusienne s'inquiète de ce que les capacités d'accueil au Bangladesh sont désormais saturées, avec des camps de fortune émergeant le long des routes et une crise humanitaire.

Les civils rohingyas fuient les violences dans leur région depuis des attaques fin août contre des postes de police par les rebelles de l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), qui dit vouloir défendre les droits bafoués de cette minorité musulmane.

Depuis, l'armée birmane a lancé une vaste opération dans cette région pauvre et reculée. Ces opérations de représailles ont fait plus de 430 morts, principalement des "terroristes" rohingyas, selon les forces de sécurité.

Le HCR interpelle Aung San Suu Kyi

De son côté, la rapporteuse spéciale de l'ONU pour ce pays a indiqué que plus d'un millier de personnes, essentiellement des Rohingya, pourraient avoir été tuées dans les violences dans l'État Rakhine.

"Il y en a des deux côtés, mais les victimes se concentrent largement dans la population Rohingya", a précisé Yanghee Lee, avançant une estimation deux fois plus importante que celle du gouvernement birman.

"Les Rohingya sont une minorité musulmane apatride de Birmanie qui subit discrimination et extrême pauvreté depuis plusieurs décennies [en Birmanie]", critique le HCR. "Ils n'ont pas accès aux droits fondamentaux, comme la liberté de mouvement, le droit à l'éducation, au travail", rappelle le HCR, appelant la Birmanie, dirigée par la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, à permettre leur retour "dans la sécurité et la dignité".

>> À lire : Aung San Suu Kyi sort de son silence pour dénoncer… les fausses informations

Washington veut travailler avec la Birmanie

De son côté, Washington a indiqué vendredi vouloir travailler avec les autorités birmanes à la résolution de la crise des Rohingya. "Nous continuons de condamner des attaques de plusieurs sortes, contre les forces de sécurité, contre les civils mais aussi menées par des civils", a expliqué à des journalistes Patrick Murphy, chargé de l'Asie du Sud-Est au département d'État américain. Si les forces de sécurité doivent intervenir à la suite de ces attaques, elles doivent le faire "dans le respect de la loi et des droits de l'Homme", a-t-il insisté. "Nous appelons à une cessation de la violence et des tensions qui engendrent la violence." Pour cela, les États-Unis discutent avec le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi mais aussi avec l'armée qui, a-t-il souligné, a un "rôle prééminent" dans cette région.

Pour autant, Washington ne souhaite pas blâmer la prix Nobel de la paix : "Le nouveau gouvernement a hérité de défis énormes", parmi lesquels la situation dans l'État de Rakhine, a expliqué Patrick Murphy. "C'est un problème qui dure depuis de très nombreuses années, et le nouveau gouvernement a été aux prises avec cette situation dès sa prise de fonctions." Le haut responsable américain a refusé de parler de "sanctions" ou même de "pressions" sur le gouvernement birman. "Notre approche c'est un partenariat pour les aider", "nous voulons travailler avec le gouvernement", "y compris dans une situation très complexe comme celle de l'État de Rakhine", a-t-il plaidé.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 08/09/2017

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