Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Poutine, maître du jeu en Syrie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le manque de 'culture financière' des Français"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

La guerre contre les mutilations génitales

En savoir plus

LE DÉBAT

Liban : la fin de la crise ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Liban : la fin de la crise ? (partie 1)

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Le brio", Camelia Jordana sur la voie de l’éloquence

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : les espoirs déçus des Tunisiens de Bir Ali, 7 ans après la révolution

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Une actrice indienne menacée de mort, à cause d'un rôle au cinéma"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Uber piraté massivement

En savoir plus

Contrôle des investissements étrangers: pas question que l'UE intervienne

© AFP/Archives | Jyrki Katainen, vice-président,de la Commission européenne

BRUXELLES (AFP) - 

La Commission européenne n'a pas vocation à bloquer les investissements étrangers dans les entreprises industrielles de pointe de l'UE, ce pouvoir restant l'apanage exclusif des Etats membres, a affirmé jeudi son vice-président, Jyrki Katainen.

Lors d'une rencontre avec des journalistes, le Finlandais a détaillé la proposition qu'il vient de présenter sur ce sujet sensible, qui divise les Européens.

La France, l'Allemagne et l'Italie, inquiètes de voir des groupes étrangers, notamment chinois, s'offrir à moindre coût et de manière déloyale une expertise et des technologies clés en rachetant leurs entreprises, réclamaient ces derniers mois une législation européenne permettant de bloquer certaines opérations.

QUESTION: Pourquoi ne pas avoir organisé de consultation avant de proposer ce règlement ?

REPONSE: La Commission ne demande pas plus de pouvoir en matière de contrôle des investissements.

La proposition va améliorer la transparence mais elle n'oblige pas les Etats membres à créer de nouvelles structures. C'est la raison pour laquelle nous avons considéré que nous pouvions la proposer sans évaluation d'impact de grande portée.

Le pouvoir de bloquer un investissement ne bouge pas. Il reste entre les mains des gouvernements. Mais parfois, certains investissements particuliers peuvent avoir un impact au-delà des frontières. C'est pourquoi je pense qu'il est utile d'avoir un moyen d'échanger des informations.

Q: Prévoyez-vous de renforcer la législation dans les prochains mois ?

R: La Commission vient tout juste d'adopter cette proposition, qui doit maintenant être soumise au Parlement européen et au Conseil (qui regroupe les 28 Etats membres de l'Union européenne).

Nous n'avons prévu aucune autre amélioration car la Commission n'a pas plus de pouvoir dans les domaines où la sécurité nationale est en jeu. Nous ne voyons pas vraiment ce qu'on peut faire d'autre.

Si les Etats ne veulent pas contrôler les investissements, on ne peut pas les forcer. Cette proposition crée une valeur ajoutée européenne, dans la mesure où elle offre un meilleur panorama des investissements étrangers et de leur impact. Elle aide aussi les Etats membres à coopérer.

Mais ceux qui s'attendaient à ce que la Commission commence à bloquer des investissements étrangers chaque semaine vont être déçus.

Q: Le président français Emmanuel Macron, qui souhaitait mettre en place un "instrument de contrôle des investissements étrangers en Europe", sera-t-il satisfait de votre proposition ?

R: Je ne sais vraiment pas, mais la France possède déjà son propre système de contrôle des investissements. Elle peut l'utiliser de la manière qu'elle estime la meilleure.

Le système européen créera de la valeur ajouté au système français. Les Français auront maintenant une meilleure vision de ce qui se passe dans les autres pays, car les Etats membres n'échangent pas énormément d'informations pour l'instant.

Mais nous voulons éviter tout signe laissant entendre que l'Europe souhaiterait interdire les investissements. Cette proposition est très équilibrée. Je ne peux pas imaginer que la Commission s'empare du pouvoir des Etats membres sur cette question. Il vaut mieux laisser la responsabilité là où elle est.

Propos recueillis par Clément ZAMPA.

© 2017 AFP