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Ligue des champions: Béton en septembre, regrets en décembre pour Monaco?

© AFP / Par Christophe BELLEUDI | Monaco a ramené un match nul de Leipzig grâce à un but signé Youri Tielemans, félicité par ses coéquipiers, le 13 septembre 2017

MONACO (AFP) - 

"Prudence est mère de sureté", dit-on. Mais Monaco, incapable de l'emporter chez le novice Leipzig (1-1) en Ligue des champions, pourrait le regretter au décompte final, en décembre.

A ceux qui l'avaient oublié, à cause des six derniers mois flamboyants de Monaco la saison passée, Leonardo Jardim est un pragmatique. Il s'adapte à son groupe, aux événements, à l'adversaire. Mercredi soir, il a administré une piqûre de rappel.

Ce mode caméléon lui a toujours permis de bien figurer en Ligue des champions (quart-de-finale en 2015 et demi-finale en 2017). Mais aussi de passer complétement à travers de la Europa League en 2015-2016, ne sortant pas de la phase de poule.

Aussi, dans l'absolu, un match nul chez le vice-champion d'Allemagne reste un bon résultat. Jardim s'en satisfait. "Nous connaissions bien cette équipe de Leipzig, nous savions qu'ils avaient beaucoup d'impact physique, explique-t-il. Nous avons composé un onze pour y faire face, en mettant aussi de l'impact physique, ça a bien marché."

En densifiant le domaine défensif avec Sidibé au milieu et accompagnant Falcao du seul Tielemans, le technicien portugais avait clairement décidé de bétonner. Histoire aussi de rassurer son groupe après la gifle reçue à Nice (0-4) le week-end dernier.

- Besiktas l'a fait -

Sur ce point, il a réussi. "L'équipe est bien au niveau mental", souligne le défenseur central Kamil Glik, meilleur monégasque sur le terrain à Leipzig.

"C'était important de le montrer, enchaîne le Polonais. On l'a vu sur notre capacité à réagir après le but adverse. On l'a bien fait, on a bien joué. On aurait aimé prendre trois points mais j'estime que le nul est logique."

La faute à un Monaco qui n'a jamais vraiment poussé ses actions. Le buteur Youri Tielemans le regrettait d'ailleurs dès la fin de la rencontre.

La faute aussi à un Jardim qui a tardé pour faire entrer Rachid Ghezzal et Keita Baldé. Les deux recrues estivales ont montré, en un petit quart d'heure, leurs qualités techniques. Le Sénégalais et ses jambes de feu auraient certainement pu apporter plus s'il était entré en jeu plus tôt.

Désormais, Monaco ne possède qu'un point dans un groupe G où il faudra savoir faire des différences. D'ailleurs, le Besiktas Istanbul, vainqueur à Porto (3-1) l'a bien compris. Quand on peut écarter un adversaire, il faut le faire.

- Vite progresser -

Monaco n'a pas su le faire contre des Allemands accrocheurs mais sans grand talent. Même l'attaquant Werner, annoncé comme un futur grand et trop souvent hors-jeu pour réellement peser sur le jeu mercredi soir, n'a pas été à la hauteur.

Au final, Monaco peut s'en vouloir. Et les deux points perdus à Leipzig pourrait bien manquer le 6 décembre, lorsqu'il faudra se rendre à Porto dans une ambiance très chaude pour le dernier match de la poule.

Jardim estime certainement que son équipe sera alors bien plus compétitive. Et en attendant, il se contente d'engranger le minimum.

"Déçu? On vient toujours pour gagner, bien sûr, dit-il. Mais nous avons joué avec notre effectif, chaque année c'est une nouvelle histoire, une nouvelle équipe, il est inutile de comparer avec le Monaco de l'an dernier. Nous intégrons des joueurs depuis quelques jours. Nous avons une belle marge de progression."

Pour coller à l'objectif présidentiel de se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition, il faudra que cette progression se matérialise très vite. Dès le 26 septembre prochain, au Stade Louis-II contre Porto.

Par Christophe BELLEUDI

© 2017 AFP