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Asie - pacifique

Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne "fermement" le nouveau tir de missile nord-coréen

© Kena Betancur, AFP | Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU réunis pour discuter de la Corée du Nord, le 11 septembre 2017 à New York.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/09/2017

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "condamné fermement", vendredi, le dernier tir de missile nord-coréen au-dessus du Japon, jugé "hautement provocateur", dans une déclaration adoptée lors d'une réunion d'urgence à huis clos.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a "condamné fermement", vendredi 15 septembre, le dernier tir de missile nord-coréen au-dessus du Japon, jugé "hautement provocateur".

Il s'agit d'"actes scandaleux", estime le Conseil qui demande à la Corée du Nord "de les arrêter immédiatement", dans une déclaration publiée à l'issue d'une réunion d'urgence à huis clos. "Ces actions ne sont pas seulement une menace pour la région mais aussi pour tous les États membres de l'ONU", lit-on dans cette déclaration.

Les tirs nord-coréens "comme ses autres récentes actions et déclarations publiques sapent délibérément la paix régionale et la stabilité", ajoute le texte - qui ne parle pas de nouvelles sanctions - et qui a été approuvé par les 15 membres du Conseil de sécurité, dont le Japon, membre non-permanent.

>> À voir : Nouveau tir de missile nord-coréen, condamnation de la communauté internationale

Le missile balistique nord-coréen qui a survolé vendredi ce pays était capable d'atteindre l'île américaine de Guam dans le Pacifique, selon des experts. Il a parcouru une distance inédite après avoir été tiré d'un site proche de Pyongyang, quatre jours après l'adoption par l'ONU d'une huitième série de sanctions pour tenter de pousser le pays reclus à négocier ses programmes balistique et nucléaire interdits.

Les dernières sanctions de l'ONU sont les plus restrictives à ce jour, avec une limitation des exportations de pétrole et de produits raffinés vers Pyongyang ou l'interdiction des achats de textile nord-coréen.

Depuis le début de l'été, la tension entre la communauté internationale et la Corée du Nord a connu de multiples pics. Vendredi, les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron ont appelé à des "négociations directes" avec Pyongyang pour en finir avec les surenchères.

>> Corée du Nord : un embargo pétrolier aux effets très limités

Les discussions entre Pyongyang et cinq grandes puissances - États-Unis, Chine, Japon, Russie et Corée du Sud -, entamées en 2003, sont gelées depuis 2008.

Lors de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU qui se tient la semaine prochaine à New York, le président américain Donald Trump a prévu de s'entretenir jeudi de la Corée du Nord avec ses alliés sud-coréen et japonais. La Maison Blanche, pour qui une "option militaire" n'est pas écartée, a souligné vendredi que "le temps était compté".

Avec AFP

Première publication : 15/09/2017

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