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EUROPE

L'EI revendique la pose de la bombe artisanale dans le métro de Londres

© Adrian Denis, AFP | Les services de secours dans l'Ouest de Londres, à proximité de la station de métro Parsons Green, où une bombe artisanale a explosé le 15 septembre 2017.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/09/2017

Le groupe État islamique a revendiqué la pose d'une bombe artisanale qui a explosé, vendredi, dans le métro londonien. Une vingtaine de personnes ont été blessées sans gravité. Theresa May a relevé le niveau d'alerte terroriste à son maximum.

Le Royaume-Uni a relevé son niveau d'alerte terroriste au niveau maximum, vendredi 15 septembre, après la pose d'une bombe dans le métro londonien, revendiquée dans la soirée par le groupe État islamique (EI).

Le niveau d'alerte a été relevé de "grave" à "critique", a indiqué la Première ministre britannique, Theresa May, ce qui signifie qu'un attentat est "imminent". Elle a aussi annoncé le déploiement de militaires sur des sites clés.

Vingt-neuf personnes ont été blessées par l'explosion d'une bombe artisanale, à l'heure de pointe, dans une rame de métro au niveau de la station Parsons Green, à Londres, dans le sud-ouest de la capitale britannique. Un premier bilan faisait état de 22 blessés.

L'engin explosif "était destiné à faire d'énormes dégâts", a déclaré Theresa May, à l'issue d'une réunion d'urgence de son cabinet convoquée après l'attaque qu'elle a qualifiée de "lâche".
 

Bénédicte Paviot, correspondante de France 24 en direct de Londres

Les services de santé ont indiqué que les blessés, dont aucun ne l'est grièvement, étaient traités à l'hôpital, "la plupart" pour des brûlures.

© GoogleMaps

Louis Hather, 21 ans, qui se trouvait dans la rame où l'engin explosif artisanal a détoné, a décrit à l'AFP une scène de panique avec "des gens qui criaient et se précipitaient dans les escaliers". Blessé à la jambe dans la bousculade, il a réussi à sortir dans la rue où "des gens pleuraient". "Ça sentait le plastique brûlé", poursuit-il, très choqué, décrivant aussi "une femme amenée sur un brancard dans une ambulance avec des brûlures sur tout le corps".

Un témoin, Peter Crowley, a dit avoir vu "une boule de feu" et posté sur son compte Twitter des photos montrant son front brûlé.

Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montraient ce qui pourrait être l'origine de l'attentat : un seau blanc en train de brûler dans un sac en plastique de supermarché à l'intérieur d'une rame de métro, à proximité des portes automatiques, et dont sortaient des fils électriques.

Le maire de Londres Sadiq Khan a condamné les "individus ignobles qui tentent d'utiliser le terrorisme pour nous toucher et détruire notre mode de vie", assurant : "Mais nous ne nous laisserons jamais intimider ni battre par le terrorisme."

Donald Trump a, lui, dénoncé des terroristes "ratés", affirmant qu'ils avaient été repérés par Scotland Yard avant l'attaque. "Autre attaque à Londres par un terroriste raté. Ce sont des gens malades et déments qui étaient dans la ligne de mire de Scotland Yard. Il faut être proactif !", a-t-il tweeté.

"Je vais appeler la Première ministre", a déclaré plus tard le président américain qui a provoqué la colère de cette dernière en affirmant que les auteurs de l'attentat étaient connus de la police. "Je pense qu'il n'est d'aucune aide pour quelqu'un de spéculer sur une enquête en cours", a réagi Theresa May.

L'attentat intervient dans un contexte de menace terroriste au Royaume-Uni, après une vague d'attaques revendiquées par le groupe jihadiste État islamique ces derniers mois dans le pays.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 15/09/2017

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