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Amériques

À l'ONU, Macron offre sa vision multilatérale du monde, aux antipodes de celle de Trump

© AFP | Emmanuel Macron s'exprime mardi 19 septembre à la tribune de l'ONU, à New York.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/09/2017

Après Donald Trump qui a exposé mardi sa vision du monde lors de son premier discours prononcé à la tribune de l'ONU, le président français Emmanuel Macron a présenté son approche multilatérale.

Après le discours de Donald Trump, Emmanuel Macron s'est adressé mardi 19 septembre aux 130 Nations présentes à l'Assemblée générale de l'ONU. À cette occasion, le chef de l'État français a livré sa vision multilatérale du monde, s'opposant ainsi à l'approche unilatéraliste prônée par son homologue américain.

>> À (re)lire sur France 24 : Trump, Macron et Guterres assistent à leur première Assemblée générale de l'ONU à New York

"C'est par le multilatéralisme que nous règlerons les conflits", a assené le président français, devant le parterre de dirigeants. "Je crois à un multilatéralisme fort." Et de poursuivre : "Nous devons reconcilier notre intéret et nos valeurs." Face aux crises, il a invité les responsables à "sortir de leur bureau", "sortir des dogmes" et écouter "les voix des oubliés".

Syrie

Dans son discours, le président français Emmanuel Macron a tout d'abord abordé la question syrienne. Il a plaidé pour la création d'un "groupe de contact" sur la Syrie afin d'enclencher une nouvelle dynamique pour aller vers une solution politique au conflit.

Le processus de négociations mené à Astana au Kazakhstan, par Moscou, Téhéran et Ankara, et qui ne traite pas les aspects politiques, "ne suffit pas", a-t-il ajouté. Et de poursuivre : "Pour établir une paix durable et juste, il y a urgence à nous concentrer sur le règlement politique de la crise par la transition."

>> À lire : Continuité et coups médiatiques, la diplomatie selon Macron

Accord iranien

Macron a également évoqué le dossier iranien. Dénoncer l'accord sur le nucléaire iranien, comme menacent de le faire les États-Unis, serait "une lourde erreur", a assené le président français, tout en laissant la porte ouverte à des discussions pour prolonger la portée du texte après 2025.

"Notre engagement sur la non-prolifération a permis d'obtenir un accord solide, robuste, qui permet de vérifier que l'Iran ne se dotera pas de l'arme nucléaire. Le dénoncer aujourd'hui sans rien proposer d'autre serait une lourde erreur, ne pas le respecter serait irresponsable, parce que c'est un accord utile", a déclaré Emmanuel Macron. Il faut compléter l'accord sur le nucléaire iranien pour encadrer l'activité balistique du pays et la situation après 2025, selon le chef d'État français.

Climat

Évoquant le climat, Emmanuel Macron a déclaré que l'accord de Paris "ne sera pas renégocié. Il nous "lie (...) nous ne reculerons pas", ajoutant qu'il "respecte profondément la décision des États-Unis" et que "la porte leur sera toujours ouverte" mais que les autres États continueraient "à mettre en œuvre l'accord de Paris".

"Les plus fragiles sont les premières victimes, mais nous sommes tous frappés par l'emballement du climat", a-t-il ajouté. "Détricoter l'accord serait détruire un pacte entre les États et les générations", a poursuivi Emmanuel Macron, critiquant implicitement, mais sans le citer, le président Donald Trump qui a décidé le 1er juin de retirer les États-Unis de l'accord.

Birmanie

La France va prendre l'initiative au Conseil de sécurité de l'ONU concernant le sort
de la minorité musulmane des Rohingyas de Birmanie, qui ont fui au Bangladesh à la suite d'opérations militaires, dénonçant "un "nettoyage ethnique".

Le président français a également consacré quelques minutes à la situation au Venezuela et à la Corée du Nord.

 

Première publication : 19/09/2017

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