Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Israël : Tzipi Livni appelle à un gel de la colonisation

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Rachat de Fox par Disney : la souris croque le renard pour 66 mds de dollars

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Russie : la performance de Vladimir Poutine scrutée dans les médias

En savoir plus

LE DÉBAT

Russie : Vladimir président, Poutine candidat

En savoir plus

POLITIQUE

Les Républicains : Les travaux d’Hercule de Laurent Wauquiez

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Kev Adams, dans la peau d’un snowboarder surdoué

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Essebsi : "Avec Jerusalem, les États-Unis ont réduit les chances d’une solution négociée"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : la frontière irlandaise, casse-tête du Brexit

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La réunion de l'OMC accouche de... rien

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Grands titres, débats, éditos et histoires du jour... Nos chroniqueurs passent en revue la presse française et la presse internationale. Du lundi au vendredi à 7h20 et 9h20.

Dernière modification : 20/09/2017

Trump à l'ONU : "irresponsable et infantile"

© France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 20 septembre, les réactions de la presse étrangère au discours de Donald Trump à l’ONU. Celles à l’intervention d’Aung San Suu Kyi sur le sort des Rohingyas en Birmanie. Et l’histoire d’un mort-vivant…

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook

Au menu de cette revue de presse internationale, les réactions au discours de Donald Trump à la tribune de l’ONU. Le président américain s’est dit prêt à «détruire totalement la Corée du Nord».

Cette déclaration choc fait la une de plusieurs journaux étrangers – notamment de The I, au Royaume-Uni, qui précise que le président américain a une nouvelle fois qualifié Kim Jong-un de «rocket man», un «homme-fusée», engagé, selon lui, dans une «mission-suicide pour lui-même et pour son régime». La une, également, du Soir, en Belgique, qui fustige le «discours guerrier» de Donald Trump, accusé de franchir «un cap excessivement dangereux en menaçant de rayer carrément de la carte du monde, un pays et ses 20 millions d’habitants». «Cette sortie, est irresponsable et infantile», dénonce le journal.

Un discours critiqué, également, par la presse américaine. «Donald Trump a énoncé une vision de l’ordre mondial radicalement différente de celles de ses prédécesseurs, qui avaient fondé les Nations unies au lendemain de la Seconde guerre mondiale pour gérer collectivement les problèmes qui selon eux dépassaient les frontières», relève The New York Times – qui estime que le président américain a aussi exposé une définition étonnamment sélective de la souveraineté, menaçant avec agressivité des pays tels que la Corée du Nord, de l’ran et du Venezuela, dont il désapprouve les politiques, mais ne disant rien à propos de la Russie, «qui a volé un territoire à son voisin ukrainien, et s’est ingérée dans l’élection présidentielle américaine». Une définition sélective de la souveraineté, que The Washington Post lie à l’agenda politique de Donald Trump, et à sa promesse de faire «passer l’Amérique d’abord».

Le président américain a aussi dénoncé l’accord sur le nucléaire iranien – qu’il a qualifié d’«embarras» pour les Etats-Unis. «Le discours de haine et d’ignorance de Donald Trump appartient aux temps médiévaux – pas à l’ONU du 21ème siècle. Il ne mérite pas qu’on lui réponde», a répliqué le ministre des Affaires étrangères iranien sur Twitter, cité par The Iran Daily, qui rapporte également que Mohammad Javad Zarif a déclaré que la «fausse empathie» envers les Iraniens «ne tromp(ait) personne». Le président Hassan Rohani, lui, a profité de l’assemblée générale pour défendre l’accord sur le nucléaire auprès de plusieurs dirigeants étrangers – notamment auprès d’Emmanuel Macron, selon The Tehran Times. Le quotidien officiel iranien évoque «le soutien» du président français, qui a par ailleurs fait part de sa détermination à «développer les relations avec l’Iran».

Emmanuel Macron qui a promis, à l’ONU, d’engager une initiative contre le «nettoyage ethnique» subi par les Rohingyas en Birmanie. Très critiquée jusqu'ici pour son silence, la chef du gouvernement birman a, quant à elle, finalement pris la parole, hier, pour condamner les violations des droits de l'Homme et proposer le retour des membres de cette minorité musulmane réfugiés au Bangladesh. Elle n’a pas, en revanche, reconnu l’existence du nettoyage ethnique, à la grande colère des associations de défense des droits de l’Homme, qui l’accusent de «nier l’évidence», selon The Times. Dans Libération, Willem dessine avec amertume la Prix Nobel de la paix tenant dans sa main un jeune enfant ensanglanté. Alors que les militaires massacrent les Rohingya, on voit Aung San Suu Kyi les justifier en assurant qu’ils sont parvenus à capturer vivant «un des terroristes Rohingya».

Mais quelle est réellement la marge de manœuvre dont elle dispose? Dans Le Monde, la spécialiste Sophie Boisseau du Rocher estime que la dirigeante birmane «a fait un geste sensible pour l’intégration des Rohingyas», et qu’elle «agit par petits pas conciliants, parce qu’elle ne peut pas faire autrement». Selon elle, un autre paramètre entre en ligne de compte, dont on parlerait assez peu: le fait que l’Arakan, la province où ont eu lieu les exactions contre les Rohingyas, recèle des matières premières importantes, notamment des gisements de gaz offshore, et qu’il constitue une position stratégique à l’entrée du golfe du Bengale, qui intéresse les Chinois pour la mise en œuvre des routes de la soie - ce qui complique encore plus, évidemment, l’équation d’ Aung San Suu Kyi.

Tout autre chose, pour terminer, la mésaventure d’un retraité du Tarn, dans le Sud-Ouest de la France, qui a été déclaré mort… alors qu’il est bel et bien vivant. Ce sont nos confrères de France Info qui rapportent cette histoire, qui a débuté en mai dernier, lorsque la police retrouve un corps sans vie dans une caravane stationnée sur un terrain appartenant à Louis Palacios. Après enquête dans le coin, des marginaux disent à la police qu'il s'agit de lui – ce qui conduit la police à déclarer officiellement sa mort. De ce fait, monsieur Palacios s’est retrouvé sans retraite, sans sécurité sociale, son permis de conduire a été invalidé et ses comptes bancaires bloqués. Il finit finalement par réussir à obtenir un «certificat de vie», par la police, mais le problème, c’est que seule la justice peut annuler son acte de décès – ce qu’elle a fini par faire – seulement lundi dernier. Mais Louis Palacios doit encore attendre 14 jours pour être officiellement «vivant», puisque c’est le délai légal. Il est donc considéré, pour le moment, comme un mort vivant.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

Par Hélène FRADE

COMMENTAIRE(S)

Les archives

14/12/2017 Revue de presse française

"Froome en sursis ?"

Au menu de cette revue de presse française, jeudi 14 décembre, les interrogations sur le cycliste britannique Chris Froome, confronté à une affaire de dopage présumé. Le début de...

En savoir plus

14/12/2017 Revue de presse internationale

"Quand Erdogan se pose en sauveur des Palestiniens"

Au menu de cette revue de presse internationale, jeudi 14 décembre, l’appel de Recep Tayyip Erdogan à reconnaître Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine. Un vote du...

En savoir plus

13/12/2017 Revue de presse française

"L'argent, tabou des députés"

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 13 décembre, le sommet, aujourd’hui près de Paris, du G5 Sahel, et le bilan du "One planet Summit" qui s’est aussi tenu en...

En savoir plus

13/12/2017 Revue de presse internationale

"Une femme "moderne" ne peut pas être victime de violences conjugales"

Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 13 décembre, la victoire du démocrate Doug Jones à la sénatoriale d’Alabama, face à l’ultra-conservateur Roy Moore. Le...

En savoir plus

12/12/2017 Revue de presse internationale

"Trump, la Lune, Mars, et au-delà"

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 12 décembre, le «One planet Summit», qui se tient aujourd’hui à Boulogne-Billancourt, près de Paris. Une campagne...

En savoir plus