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Ouverture du procès en appel de Sofiane Rasmouk, le "psychopathe" de Colombes

© AFP | Le procès en appel de Sofiane Rasmouk, condamné en première instance à la perpétuité pour viol, tentative de viol et tentative de meurtre sur deux jeunes femmes en 2013 à Colombes (Hauts-de-Seine), s'est ouvert jeudi devant la cour d'appel de Versailles.

VERSAILLES (AFP) - 

Le procès en appel de Sofiane Rasmouk, condamné en première instance à la perpétuité pour viol, tentative de viol et tentative de meurtre sur deux jeunes femmes en 2013 à Colombes (Hauts-de-Seine), s'est ouvert jeudi devant la cour d'appel de Versailles.

"J'ai fait appel pour la tentative de viol et la tentative de meurtre", a déclaré en préambule Sofiane Rasmouk, sans mentionner le viol qu'il avait pourtant jusqu'ici toujours nié.

Diagnostiqué "psychopathe" par les experts en première instance, Sofiane Rasmouk est accusé d'avoir tenté de violer Priscillia, qui rentrait chez elle, le 7 août 2013, alors qu'il bénéficiait d'un régime de semi-liberté. Comme la jeune femme résistait, il se serait acharné sur elle en la frappant violemment au visage, la laissant pour morte.

"Quand j'ai vu les photos, j'étais sidéré parce que c'était d'une violence terrible", a témoigné le commandant ayant arrêté l'accusé à la barre.

Priscillia, qui a passé plusieurs mois dans le coma, est aujourd'hui lourdement handicapée.

Quelques minutes plus tard, à 600 mètres de là, le jeune homme au physique imposant aurait récidivé en s'attaquant à Sandra, 19 ans à l'époque. Entre deux voitures, il l'aurait violée sans cesser de la frapper à la tête, avant de lui extorquer sous la contrainte sa carte bleue.

Face aux photos des victimes après les agressions diffusées devant la cour, l'avocat général a demandé à Sofiane Rasmouk ce qu'il ressentait devant ces images "particulièrement insupportables".

"Que voulez-vous que je vous dise ? Que je leur dise pardon ? Ca sert à quoi ?", a répondu Sofiane Rasmouk, visiblement énervé, provoquant la colère des parties civiles.

Sofiane Rasmouk, qui a seulement reconnu en première instance avoir porté des coups sur Priscilla, n'a jamais réussi à expliquer le niveau de violence atteint, se retranchant derrière une hypothétique alcoolisation.

En première instance, il n'avait eu de cesse de perturber le bon déroulement de son procès, révoquant ses avocats au motif qu'ils ne le défendaient pas comme il l'entendait ou invectivant les parties civiles.

Son avocat commis d'office lors de son premier procès s'est d'ailleurs auto-dessaisi quelques mois avant l'appel, étant victime de menaces de la part de son client.

Le procès doit se tenir jusqu'à jeudi prochain.

© 2017 AFP