Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d’Ivoire : L’appel "au dialogue" de Guillaume Soro

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Crise en Catalogne : les médias publics dans le viseur de Madrid

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Corée du Nord : pour Séoul, "il est encore temps" de négocier

En savoir plus

FOCUS

Chili : la version officielle de la mort de Pablo Neruda scientifiquement contredite

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ayo, le Nigeria aux couleurs de "Paname"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un plébiscite en Vénétie pour l'autonomie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après la jungle de Calais, un nouvel espoir"

En savoir plus

Des scientifiques militent pour une mission européenne vers un astéroïde

© DPA/AFP/Archives | Des scientifiques exhortent l'Europe à revenir sur son retrait d'une mission internationale destinée à modifier la course d'un astéroïde et empêcher une éventuelle collision avec la Terre.

RIGA (AFP) - 

Des scientifiques exhortent l'Europe à revenir sur son retrait d'une mission internationale destinée à modifier la course d'un astéroïde et empêcher une éventuelle collision avec la Terre.

"C'est le genre d'événement qui pourrait entraîner une énorme catastrophe", a déclaré à l'AFP Andrew Cheng de l'université Johns Hopkins à Laurel, dans l?État américain du Maryland, lors d'un congrès européen des sciences planétaires à Riga.

Baptisée AIDA (Asteroid Impact & Deflection Assessment), la mission test est cruciale pour apprendre à protéger notre planète des projectiles entrants, selon les experts.

Les Américains doivent envoyer dans l'espace un engin autoguidé baptisé DART (Double Asteroid Redirection Test) pour qu'il percute en 2022 la petite Lune de l'astéroïde Didymos, surnommé "Didymoon" et modifie sa trajectoire.

Les Européens, eux, étaient censés expédier fin 2020 la sonde AIM afin d'étudier leurs caractéristiques de l'astéroïde et son satellite. Une caméra placée sur la sonde devait ensuite étudier le crash et son impact.

Mais en décembre, lors du Conseil ministériel de l'Agence spatiale européenne (ESA), la mission à 250 millions d'euros a été rejetée par les ministres des États membres.

Contrairement à la plupart des autres types de menaces naturelles, "le monde peut se protéger des impacts d'astéroïdes", a relevé Andrew Cheng.

"Nous n'avons pas connaissance d'astéroïde s'approchant de la Terre", a déclaré le scientifique. Mais "on peut encore en découvrir un" parmi les milliers de roches flottant au dessus de nos têtes.

En 2013, un petit astéroïde non répertorié de 20 mètres de diamètre s'était fragmenté près de la ville de Tcheliabinsk dans le centre de la Russie faisant plus de 1.300 blessés et de gros dégâts matériels.

Les corps de la taille de Didymoon (on estime son diamètre à 160 mètres) sont considérés comme plus dangereux. Selon des estimations, de tels objets frapperaient la Terre avec une force comparable à celle de 400 mégatonnes de TNT, "plus que la plus grosse bombe à hydrogène", a précisé Andrew Cheng.

Une version allégée d'AIM va être proposée: adieu atterrisseur et radars, pour ramener le prix à 210 millions d'euros, la mission n'emportera qu'une caméra et un satellite miniaturisé.

"Nous soumettrons cette nouvelle proposition" lors la prochaine conférence ministérielle de l'ESA prévue en 2019, a précisé à l'AFP le directeur général de l'ESA Jan Woerner.

Mais il n'est plus question que la sonde AIM soit sur place quand DART percutera "Didymoon" en 2022. Plutôt "deux ou trois ans plus tard", a déclaré Patrick Michel, astrophysicien à l'Observatoire de la Côte d'Azur et responsable scientifique de AIM.

"L'objectif principal de la mission est de mesurer la masse de l'objet (Didymoon), car c'est ainsi que l'on peut mesurer précisément la déviation", a précisé le chercheur. Une donnée qui n'aura pas changé en deux ou trois ans.

"C'est important pour l'humanité que notre espèce ait les moyens, un jour, de détourner un astéroïde. Il ne s'agit pas de savoir si cela va arriver mais seulement quand", a expliqué Jan Woerner.

© 2017 AFP