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Ubisoft ouvre son AG alors que Vivendi laisse planer le suspense

© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives | Yves Guillemot, confondateur d'Ubisoft, lors d'une conférence à Los Angeles le 12 juin 2017

BAGNOLET (AFP) - 

L'assemblée générale des actionnaires d'Ubisoft s'est ouverte vendredi après-midi à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) alors que Vivendi, son premier actionnaire à 27%, laisse planer le doute sur ses intentions et que la famille fondatrice Guillemot défend l'indépendance de l'éditeur français de jeux vidéo.

Vivendi n'a pas présenté de résolution avant la date limite du 28 août pour solliciter une place au conseil d'administration d'Ubisoft, que la société juge pourtant légitime, mais il lui reste la possibilité de le faire au cours de l'assemblée.

Cette assemblée générale présente deux enjeux, les résolutions portant sur la composition du conseil d'administration de l'éditeur, et celles sur l'intéressement des salariés.

La direction d'Ubisoft propose notamment la nomination de deux nouvelles administratrices à son conseil, Virginie Haas, une ancienne responsable d'IBM et Corinne Fernandez-Handelsman, associée de la société de recrutement Progress, qui lui feraient atteindre son objectif de 6 membres indépendants sur 11 (contre 5 sur 10 précédemment).

Ces résolutions ordinaires seront approuvées si plus de 50% du quorum est atteint, ce qui est probable, mais l'adoption des résolutions extraordinaires, qui ne peuvent être adoptées qu'avec les deux tiers des voix, risque d'être plus difficile.

A l'assemblée générale 2016, Vivendi s'était abstenu de voter les résolutions proposées par la direction d'Ubisoft, empêchant la mise en place de plans d'actions destinés à faciliter le recrutement des talents les plus recherchés de l'industrie.

Ubisoft va soumettre à nouveau cette année ces plans parmi d'autres résolutions extraordinaires qui pourraient être mises en échec Si Vivendi s'abstenait.

Vivendi, qui s'est déjà emparé de l'éditeur de jeux mobiles Gameloft (fondé par la famille Guillemot) à l'issue d'une OPA, contrôle quelque 27% du capital d'Ubisoft et 25% des droits de vote, et a annoncé vouloir continuer à se renforcer dans le jeu vidéo avec ou sans Ubisoft.

La famille Guillemot a renforcé son contrôle à environ 15% du capital et 22% des droits de vote.

La direction d'Ubisoft est opposée à tout rapprochement avec le géant des médias et cherche à empêcher une prise de contrôle rampante ou une OPA du groupe.

Le vrai match risque cependant de se jouer plus tard. A la mi-novembre Vivendi bénéficiera de votes doubles sur une partie de sa participation en vertu de la loi Florange et dépassera le cap des 30% des droits de vote, ce qui pourrait le forcer à dévoiler ses intentions.

Le franchissement de ce seuil contraint en principe Vivendi à déclencher une offre publique d'achat (OPA) sur Ubisoft sauf s'il décide de céder sa participation ou de retirer une partie de ses options du nominatif pour les détenir "au porteur" c'est à dire dans des conditions d'anonymat.

© 2017 AFP