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Equateur: l'ex-président Correa prêt à rentrer pour organiser une Constituante

© AFP | L'ex-président d'Equateur, Rafael Correa, le 22 septembre 2017 à Bogota

BOGOTA (AFP) - 

L'ex-président d'Equateur, Rafael Correa, qui s'est retiré en Belgique, a annoncé dans un entretien exclusif avec l'AFP qu'il était prêt à regagner son pays afin d'y promouvoir une Assemblée constituante, en pleine crise avec son successeur et ancien allié Lenin Moreno.

"S'ils continuent à mettre à bas ce qui a été obtenu, nous allons promouvoir une Assemblée nationale constituante et, si cette Assemblée nationale constituante est promue, je devrai rentrer comme candidat", a-t-il déclaré, en marge d'une visite à Bogota.

Ce même mécanisme avait permis à Rafael Correa de faire adopter une nouvelle Constitution en 2008.

Une Constituante pourrait entraîner la fin du gouvernement de M. Moreno, de nouvelles élections et permettre au populaire Rafael Correa de tenter de revenir au pouvoir avant 2021, l'échéance du mandat de son successeur.

L'ex-président, qui a quitté l'Equateur le 10 juillet après dix ans au pouvoir pour aller enseigner l'économie en Belgique, le pays de son épouse, a qualifié de "traître" et de "médiocre" celui qui a été son vice-président de 2007 à 2013 et qu'il a soutenu pendant la campagne électorale.

"Nous avons toujours su que Moreno était un type sans convictions. Nous ne savions pas qu'il était un traître et un médiocre (...), qu'il était si déloyal, si mauvais, si pervers", a-t-il affirmé.

La crise qui menace de fracturer leur parti de gauche au pouvoir a éclaté peu après que M. Moreno eut pris ses fonctions le 24 mai.

Le nouveau président a commencé par remettre en cause la politique économique suivie par Rafael Correa, puis a tendu la main aux secteurs de la société opposés à son prédécesseur.

Les tensions se sont aggravées avec la décision de M. Moreno de retirer "toutes ses fonctions" au vice-président Jorge Glas, le plus proche allié de M. Correa, pour son implication présumée dans le scandale de corruption lié au groupe brésilien Odebrecht.

M. Glas, déjà vice-président de M. Correa, ne peut quitter l'Equateur tant que la justice n'a pas décidé de son éventuelle inculpation.

"Je connais Jorge Glas depuis toujours. Nous avons travaillé ensemble. Non seulement, il n'a jamais volé un centime, mais il a risqué sa vie pour éviter qu'on vole un centime", a affirmé l'ex-président.

M. Correa a en outre affirmé que M. Moreno entendait l'emprisonner, mais averti qu'avec ses alliés, il avait défini une stratégie. "Nous jouons la carte de l'Assemblée constituante et je reviendrai au pays en tant que candidat", a-t-il précisé.

© 2017 AFP