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FRANCE

Réforme du travail : les Insoumis espèrent faire plier Macron

© Christophe Archambault, AFP | Des milliers de manifestants ont répondu à l'appel de La France insoumise, samedi 23 septembre, à Paris.

Vidéo par FRANCE 3

Texte par Alcyone WEMAËRE

Dernière modification : 23/09/2017

La France insoumise a mobilisé plusieurs dizaines de milliers de personnes samedi à Paris contre la réforme du Code du travail qu'elle qualifie de "coup d'État social". Reportage dans le cortège.

Samedi 23 septembre. Le calendrier a voulu que les ordonnances réformant le Code du Travail paraissent au JO le jour même où la France insoumise organisait la Marche contre le "coup d'État social". Dominique, une retraitée venue d’Angers, avec une pancarte représentant Emmanuel Macron en Louis XIV, ne décolère pas contre ces ordonnances signées "façon Trump" devant les caméras de télévision, un détail qui n’a fait que renforcer sa motivation pour se rendre au "rendez-vous" fixé place de la Bastille à Paris par les Insoumis. Ces ordonnances, elle les voit comme "un affront pas possible au peuple". "Evidemment, le plafonnement des indemnités prudhommales, ce n’est pas une mesure pour les parachutes dorés", relève cette ancienne patronne d’une petite imprimerie. Avec ses deux fils fonctionnaires, l’un enseignant, l’autre chercheur, elle a très mal vécu la sortie présidentielle sur "les fainéants".

Elle n’est visiblement pas la seule : dans le cortège, le slogan "Macron t’es foutu, les feignants sont dans la rue", a un certain succès. En voyant la pancarte de Dominique avec Emmanuel Macron en Roi Soleil, une manifestante l’interpelle : "Emmanuel Macron, ce n’est pas Louis XIV, c’est Marie-Antoinette!". Tous les manifestants semblent d’accord pour dénoncer "le mépris" de "la Macronie": "Ceux qui ne sont rien te saluent", a inscrit un homme sur une affiche.

Pour le reste, les revendications sont plus éclectiques : du "Non à l’état d’urgence permanent" au "Rends les 5 euros" (des APL) en passant par "Séparation du Medef et de l’État"…

Mais c’est bien la Loi travail qui a fait descendre Pierre, un dessinateur de 38 ans, dans la rue : "le droit du travail, est censé protéger les plus faibles des plus forts. Avec ces ordonnances, c’est une inversion. On met le salarié face au patron, c’est le Far Ouest", explique-t-il en se disant inquiet pour ses enfants et pour l’ensemble de la société française.

"Contre le CPE, la loi El Khomri et en 95, ça a commencé comme ça"

Hélène, la trentaine, chef d’une petite entreprise estime, de son côté, que réformer le travail n’était pas "l’urgence". Alarmée par "la dérive monumentale du capitalisme", elle voit la question environnementale comme prioritaire.

"Les bourgeois avec nous!", lance un manifestant à l’intention d’une famille au balcon d’un immeuble cossu du boulevard Beaumarchais. Plus loin, le char "Picardie debout" avec à son bord le député de la Somme, François Ruffin, met l’ambiance.

En fin de cortège, trois amis étudiants, Pierre-Antoine, Alexandre et Cyprien, la vingtaine, devisent : "La Loi travail vise à garantir la croissance mais la croissance n’est pas forcément un bon indicateur de la santé d’un pays". Ils affichent leur confiance pour la suite de la mobilisation contre le coup d’État social : "Ce n’est que le début. Contre le CPE, la loi El Khomri et en 95, ça a commencé comme ça".

A la tribune, place de la République, Jean-Luc Mélenchon ne dira pas autre chose : "La bataille n'est pas finie, elle commence", lancera le leader de la France insoumise en apostophant directement Emmanuel Macron qui, lors d'un entretien à la chaîne CNN, mercredi, avait déclaré : "La démocratie, ce n'est pas la rue."  "Monsieur le président, il vous reste à consulter l’histoire de France pour apprendre que c’est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE…", lui a répondu samedi Jean-Luc Mélenchon en estimant qu'un "bras de fer social" était engagé et en appelant la jeunesse à "se mettre en mouvement". D’après lui, ce 23 septembre a réuni 150 000 manifestants (contre 30 000 selon la police).

 

Première publication : 23/09/2017

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