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FRANCE

Sénatoriales : la droite reste majoritaire, La République en marche sèchement défaite

© AFP, archive | Le palais du Luxembourg à Paris où se trouve le Sénat.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/09/2017

Sans surprise, la droite conserve sa majorité au Sénat, a annoncé dimanche son président, le républicain Gérard Larcher. Le parti du président Macron La République en marche (LREM) accuse son premier revers électoral.

Première déconvenue électorale pour La République en marche (LREM). Le parti du président Emmanuel Macron n’a obtenu que 28 sièges dimanche 24 septembre lors des élections sénatoriales en France qui ont renouvelé la moitié de la chambre haute. Après la vague “macroniste” à l’Assemblée nationale lors des législatives en juin, le parti présidentiel espérait obtenir 45 à 50 sièges au Sénat.

"Nous ne pouvions ni gagner ni perdre cette élection", a déclaré sur BFMTV le président du groupe LREM au Sénat, François Patriat, rappelant que le mode de scrutin indirect, via plus de 76 000 grands électeurs, ne favorisait pas le jeune parti créé il y a 18 mois. "D'autres personnes viendront rejoindre ce groupe, qui augmentera par rapport à ce qu'il est aujourd'hui", a ajouté l'ex-socialiste, qui mènera les discussions en ce sens dans les jours à venir.

François Patriat : "De nouveaux groupes peuvent se former au Sénat"

La droite sénatoriale, Les Républicains et centristes, a gagné environ 25 sièges, selon des sources concordantes s'appuyant sur des résultats quasi-définitifs publiés dimanche en fin de soirée. La droite sénatoriale totalise désormais 213 sièges, soit 159 pour LR (+17), 50 pour l'UDI (+8) et 4 pour les non inscrits, selon ces sources.

>> À lire sur France 24 : Les sénatoriales 2017 en cinq questions

"[Les grands électeurs] ont clairement affiché leur volonté de voir exister un contre-pouvoir parlementaire indispensable à mes yeux au fonctionnement équilibré de la démocratie", a déclaré le Républicain Gérard Larcher, lui-même réélu dans les Yvelines et grand favori pour sa propre succession à la présidence du Sénat.

Les socialistes tiennent bon

Le groupe PS, de son côté reste le deuxième du Sénat avec 81 membres, contre 86. Le PS "est la première force d'opposition de gauche [à la chambre haute]", s'est félicité sur BFMTV Luc Carvounas, ex-sénateur PS élu député aux dernières législatives.

Le Front national (FN) n'a, quant à lui, remporté aucun nouveau siège, mais a enregistré "une vraie progression en voix dans de nombreux départements" par rapport à 2011, a déclaré la présidente du FN Marine Le Pen. "Nous avons progressé grâce à nos bons scores aux différents scrutins. Tout ceci me renforce dans l'idée que l'implantation locale est une absolue priorité", a indiqué Marine Le Pen, députée du Pas-de-Calais depuis juin. Le Sénat renouvelé ne comptera, comme depuis 2014, que deux élus FN.

De son côté, le Parti communiste français (PCF) obtient 12 élus, suffisamment pour maintenir son groupe parlementaire, a confirmé son secrétaire général Pierre Laurent qui a été réélu à Paris. Il fait partie des nombreuses personnalités - de gauche comme de droite - à avoir été réélues, comme le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), l'ancienne ministre Laurence Rossignol (PS), l'ancien ministre Roger Karoutchi (LR), la présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse, ou encore l’ancien ministre André Vallini (PS).

>> À lire sur France 24 : Qu'est-ce que le Sénat français?

Dimanche, près de 1 996 candidats - un record - étaient en lice pour 171 sièges remis en jeu au Sénat sur un total de 348. En France, les sièges de sénateurs sont renouvelés par moitié tous les trois ans par un collège de grands électeurs, au nombre de 76 359 cette année, dont une écrasante majorité d'élus municipaux.

LREM espère pouvoir former des alliances

Au-delà de la constitution de son groupe au Sénat, LREM espère nouer des alliances chez les socialistes, les radicaux et les républicains pour faire voter des réformes gouvernementales. L'objectif est d'assurer à Emmanuel Macron une majorité des trois cinquièmes au Parlement (Assemblée et Sénat réunis) qui permettrait d'adopter des textes modifiant la Constitution sans recours au référendum, toujours risqué pour l'exécutif.

De l'avis de François Patriat, "le Sénat peut se montrer constructif". "Tout va se passer loi par loi, texte par texte", a-t-il prédit. "Les réformes de transformation que vont proposer le gouvernement et le chef de l'État demain vont être scrutées au Sénat et on trouvera souvent des majorités au fur et à mesure".

Dernier scrutin d'une année chargée, ces sénatoriales ouvrent une longue période sans élections, jusqu'aux européennes du printemps 2019.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/09/2017

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