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Sénatoriales: LREM "rate le train des sénateurs", selon la presse

© AFP/Archives | L'hémicycle du Sénat dans le Palais du Luxembourg à Paris

PARIS (AFP) - 

Si la majorité de droite sort renforcée des élections sénatoriales de dimanche, en revanche le parti d'Emmanuel Macron "rate la marche" ou encore "rate le train de sénateurs", en restant très en-deçà de ses objectifs, selon la presse de lundi.

"Emmanuel Macron rate la marche", estime François-Xavier Bourmaud du Figaro qui note que "les grands électeurs semblent avoir sanctionné les projets de l?exécutif, tandis que la gauche limite la casse."

"Le sénat, premier revers pour Macron" titre Le Parisien-Aujourd'hui en France qui note que "le parti majoritaire à l'Assemblée nationale est loin, au Sénat de réaliser ses ambitions".

De son côté, Libération affirme qu'"En marche rate le train de sénateurs" et souligne que le parti d'Emmanuel Macron a été "pénalisé par un mode de scrutin défavorable et des mesures impopulaires".

Dans L'Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin se réjouit à double titre: "non seulement les macronistes n?ont pas brillé, au point que nous devons parler d?une défaite électorale pour les candidats LREM, mais, surtout, les communistes ont préservé l?existence d?un groupe."

Pour Thierry Richard, dans Ouest-France,ce scrutin "met un coup d?arrêt à la marche triomphante d?Emmanuel Macron qui, après avoir gagné l?Élysée, avait raflé la mise à l?Assemblée nationale." "Les +grands électeurs+ que sont les élus locaux n?ont guère apprécié les coups de rabot dans leurs budgets", explique-t-il.

Philippe Marcacci rappelle dans L'Est Républicain que "les élections sénatoriales relèvent autant de la mécanique que de la politique", mais ajoute que si LREM "essuie logiquement sa première défaite" et ce d'autant plus qu'à "à force d?annonces et de coups de rabot, Emmanuel Macron a braqué les élus locaux".

Dans La Montagne Centre France, Bernard Stéphan va jusqu'à écrire qu'"Emmanuel Macron a tout fait pour perdre ces élections. Les annonces de rabotage des APL, de restriction des emplois aidés, de baisse des financements aux collectivités de 13 milliards d'euros, ont semé la colère chez les élus locaux."

"Le Sénat était, à droite il restera", constate également Paul Caraci du Midi Libre qui juge le résultat "sans surprise, au regard du traitement réservé par l?exécutif aux petits maires de nos campagnes, grands électeurs en CDD ce dimanche..."

© 2017 AFP