Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Le Mexique ne contribuera en aucune façon au financement du mur de Trump"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Les Tunisiens sont de plus en plus nombreux à s’immoler par le feu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Etats-Unis : la neutralité sur le net c'est fini

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : l'onde de choc mondiale (partie 1)

En savoir plus

TECH 24

Fintech : les utilisateurs au pouvoir

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La tech peut-elle sauver la planète ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Taro Kono, MAE du Japon : "Nous ne souhaitons pas le dialogue pour le dialogue" avec Pyongyang

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La ligne des Hirondelles : un train de légende à l'assaut du Jura

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"One Planet Summit" : la bataille est-elle perdue ?

En savoir plus

EUROPE

"Zéro violence" : la Catalogne appelle à la résistance pacifique

© Joseph Lago, AFP | Une femme agite le drapeau indépendantiste catalan à son balcon, à Barcelone, le 28 septembre 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/09/2017

Plusieurs organisations indépendantistes appellent la population catalane à tout faire pour participer au référendum de dimanche sur l'indépendance, mais à résister pacifiquement face à la police, qui a ordre de bloquer les bureaux de vote.

Les séparatistes catalans ont appelé leurs partisans à s'opposer aux efforts des autorités espagnoles pour empêcher la tenue du référendum du dimanche 1er octobre sur l'indépendance, préconisant des formes de résistance pacifique devant les bureaux de vote, que la police a ordre de bloquer.

Les organisations populaires indépendantistes ANC (Assemblée nationale catalane) et Omnium demandent à la population de former des files d'attente si elle se heurte à des policiers bloquant l'accès aux bureaux de vote. Certains redoutent que le mécontentement susceptible de naître si le scrutin ne peut se tenir normalement ne dégénère en des émeutes de rue.

"Résistance passive"

À Madrid, les autorités ont décrété que le référendum était contraire à la Constitution et demandé aux forces de police de faire en sorte que personne ne puisse voter.

Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a jugé l'attitude de Madrid antidémocratique et a déclaré avoir des solutions de rechange pour garantir que le vote puisse avoir bel et bien lieu.

>> À lire : Catalogne : une longue histoire de tensions avec Madrid

"Résistance passive, zéro violence (...). Si vous ne pouvez pas accéder aux bureaux de vote, vous ne devez en aucune façon répliquer par la violence", affirme l'ANC dans un document interne distribué à ses membres. "Par-dessus tout, ayez présent à l'esprit que ce n'est pas une manifestation, mais une gigantesque file d'attente. L'image de millions de personnes faisant la queue avec un bulletin de vote à la main sera plus impressionnante", poursuit l'organisation.

Au moins 26 000 policiers déployés

ANC et Omnium ayant déjà l'habitude de mener des actions non violentes, le risque le plus fort de troubles pourrait plutôt venir de membres de groupes anarchistes étrangers qui, selon les journaux El Confidencial et El Espanol, sont déjà arrivés à Barcelone.

S'ils s'approchent de l'un ou de l'autre des 2 500 bureaux de vote prévus à travers la Catalogne, ils se heurteront à un déploiement de police renforcé. 4 000 policiers venus d'autres régions d'Espagne ont été déployés pour empêcher le référendum et maintenir la sécurité. Ils rejoignent sur place 5 000 policiers espagnols basés en Catalogne et 17 000 policiers catalans, les "Mossos d'Esquadra".

Les Mossos ont estimé que l'ordre de fermer les bureaux de vote augmentait le risque de confrontations entre manifestants et policiers, crainte partagée jeudi par deux experts des Nations unies. "Nous craignons que cette consigne et la rhétorique qui va avec n'attisent les tensions et les troubles", ont déclaré David Kaye, rapporteur spécial pour la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, et Alfred de Zayas, expert indépendant pour la promotion d'un ordre international démocratique et juste.

>> À voir : La Catalogne en instance de divorce avec l'Espagne ?

À l'issue d'une réunion de hauts responsables de la sécurité à Barcelone, le secrétaire d'État espagnol à l'Intérieur, José Antonio Nieto, a confirmé qu'il ne serait pas permis de voter dimanche mais que le gouvernement n'empêcherait pas la population de manifester.

Avec Reuters

Première publication : 28/09/2017

  • ESPAGNE

    Référendum en Catalogne : les anti, une "majorité silencieuse"

    En savoir plus

  • ENTRETIEN

    Catalogne : une longue histoire de tensions avec Madrid

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Référendum en Catalogne : le monde du sport s’en mêle

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)