Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d’Ivoire : L’appel "au dialogue" de Guillaume Soro

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Crise en Catalogne : les médias publics dans le viseur de Madrid

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Corée du Nord : pour Séoul, "il est encore temps" de négocier

En savoir plus

FOCUS

Chili : la version officielle de la mort de Pablo Neruda scientifiquement contredite

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ayo, le Nigeria aux couleurs de "Paname"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un plébiscite en Vénétie pour l'autonomie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après la jungle de Calais, un nouvel espoir"

En savoir plus

Asie - pacifique

Élections anticipées au Japon : la "Macron tokyoïte" qui veut battre Shinzo Abe

© Jiji Press, AFP | Yuriko Koike annonçant le nom de son nouveau parti "Kibo no to", le "Parti de l'espoir", mardi 26 septembre.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/09/2017

Après la dissolution, jeudi, de la chambre basse du Parlement japonais, le parti du Premier ministre de droite Shinzo Abe va devoir affronter celui de la gouverneure de Tokyo, une ancienne animatrice de télévision.

Coup de tonnerre dans la classe politique japonaise : la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike a déclaré, par surprise, mardi 26 septembre prendre les commandes du Parti de l'espoir, quelques heures avant l'annonce officielle d'élections législatives anticipées par le Premier ministre conservateur Shinzo Abe.

Cette politicienne expérimentée de 65 ans aime se comparer avec le jeune président français Emmanuel Macron, qui a lui aussi créé son mouvement politique. "Le président Macron et moi-même cherchons de nouvelles perspectives et avons tous les deux reçu le soutien de nombreuses personnes", affirmait ainsi début août celle qui venait d'emporter la majorité à l'assemblée de la capitale avec la coalition menée par sa nouvelle formation Tomin First ("Les citoyens de la capitale d'abord", en japonais).

Première femme aux commandes de l'immense métropole et ville olympique en 2020, première femme ministre de la Défense du Japon, Yuriko Koike pourrait bien un jour devenir aussi la première femme Premier ministre de l'archipel.

Dans la vidéo de présentation du Parti de l'espoir, celle qui fût animatrice vedette de la télévision se met avantageusement en scène.

Une femme face à "la plaque d'acier" de la société japonaise

Ministre de l'Environnement de 2003 à 2006, elle avait organisé un défilé de mode et parcouru le podium elle-même pour promouvoir la campagne contre le réchauffement climatique "Cool Biz", qui encourage fonctionnaires et "salarymen" à retirer la cravate et tomber la veste au lieu de forcer sur la climatisation. Arrivée à la mairie de Tokyo, elle s'est assise dans une chaise roulante afin de témoigner de l'angoisse ressentie par les handicapés sur les trottoirs inégaux ou pentes trop raides et promettre d'utiliser les Jeux paralympiques pour adapter sa ville à la population vieillissante du Japon. Brandissant son credo "faisons bon usage de l'argent du contribuable", Yuriko Koike a remis à plat les dépenses prévues pour l'organisation des Jeux de 2020. Les villes candidates ne peuvent plus "indéfiniment dépenser des sommes considérables pour les Jeux olympiques", disait-elle en février dans un entretien accordé à l'AFP.

Déplorant que le Japon ait pour les femmes plus qu'un plafond de verre, une véritable "plaque d'acier", cette nationaliste est toujours restée proche d'hommes forts du Parti libéral démocrate (PLD), au pouvoir de façon quasi ininterrompue depuis 1955. Elle avait rejoint le PLD en 2002, sans jamais parvenir à en prendre la tête et garde des relations courtoises avec le Premier ministre Shinzo Abe.

Yuriko Koike projette aussi une image de polyglotte ouverte sur le monde, atypique dans la politique japonaise. Elle est diplômée de l'Université du Caire et parle couramment l'arabe et l'anglais. En 1978, elle a interviewé le dictateur libyen Mouammar Kadhafi et le chef palestinien Yasser Arafat pour une chaîne de télévision japonaise.

Quid des ambitions qui lui sont prêtées de devenir Premier ministre ? Elle pourrait ne pas avoir le temps de construire une opposition solide face à Shinzo Abe, estiment des analystes, tandis que certains critiques attendent d'elle un message politique plus clair. Premier ministre, "absolument pas !", affirmait-elle à l'AFP en février dans le gigantesque bâtiment du gouvernement de Tokyo, sans se départir de son sourire tranquille. "Je me concentre sur les réformes du gouvernement métropolitain"... en plus d'une "vie normale", dont le temps libre est consacré à la lessive et à la promenade de Yorkie, un "mignon" yorkshire terrier.

Avec AFP

Première publication : 28/09/2017

  • JAPON

    Japon : Shinzo Abe annonce des élections législatives anticipées

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Shinzo Abe et Barack Obama côte à côte 75 ans après Pearl Harbor

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Visite historique de Shinzo Abe à Pearl Harbor

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)