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Mobilisation en demi-teinte à Lomé pour l'opération "Togo mort"

© Pius Utomi Ekpei, AFP | Une station-service de Lomé lors de la journée de mobilisation anti-gouvernementale, le 7 septembre.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/09/2017

Plusieurs commerçants ont fermé boutique à Lomé, dans le cadre de l’opération "Togo mort" lancée par l’opposition. La mobilisation fut toutefois moindre que lors de la précédente journée de grève, a constaté la correspondante de France 24.

Le centre de Lomé, la capitale du Togo, a connu un vendredi plus calme que d’ordinaire, ce 29 septembre. Mais l'appel de l'opposition à stopper toute activité pour protester contre le pouvoir en place ne semble pas avoir rencontré le succès escompté.

"Une boutique sur quatre était fermée dans le centre, rapporte Emmanuelle Sodji, correspondante de France 24 à Lomé. Mais ce matin, à 11 heures, il y avait de la circulation dans les rues. À cette même heure, lors de la précédente mobilisation le 25 août, il n’y avait personne." L’opération "Togo mort" semble avoir été davantage suivie dans le quartier de Bè, le bastion de l’opposition, où la moitié des magasins ont baissé le rideau, comme a pu le constater l’AFP.

Cette journée de grève intervient alors que, depuis août, l’opposition fait pression sur le président Faure Gnassingbé pour qu’il cède les rênes du pouvoir. Le mouvement de protestation, initié par une coalition de 14 partis, réclame également un retour à la Constitution de 1992 ainsi qu’une limitation rétroactive du mandat présidentiel. Les 20 et 21 septembre derniers, des dizaines de milliers de Togolais avaient ainsi manifesté à travers le pays en scandant "50 ans, c'est trop", ou encore "Faure doit partir". Au pouvoir depuis 2005, Faure Gnassingbé avait pris la succession de son père qui a dirigé le Togo d'une main de fer pendant trente-huit ans.

"Crise socio-politique"

La société civile a décidé de participer au mouvement la semaine dernière en lançant "un front citoyen dénommé Togo Debout". "La crise socio-politique que traverse notre pays le Togo depuis quelques semaines déjà ne cesse de prendre de jour en jour des proportions grandissantes et très inquiétantes", s’étaient alors alarmées plusieurs associations.

Depuis le début de la crise, les rassemblements ont effectivement été émaillés de violences. Quatre personnes ont trouvé la mort dans le pays, six selon l'opposition. À Mango, à l’extrême nord du Togo, la répression a été particulièrement violente. Un enfant de 10 ans a été tué par balles, selon un bilan des autorités. L'opposition évoque trois morts. Par crainte d’une flambée de violences dans le Nord, près de 300 Togolais ont fui vers le Ghana, a indiqué, mercredi, une source officielle ghanéenne à l’AFP.

>> À lire : Tikpi Atchadam, l’homme qui rêvait de faire tomber le président Gnassingbé

La présidence togolaise affirme que les violences sont dues aux manifestants et qu'elle n'a pas donné son feu vert pour que des manifestations aient lieu dans cette localité.

Reste que la mobilisation montre parfois des signes d’essoufflement, comme en témoigne le succès en demi-teinte de ce vendredi "Togo mort". Ces journées d'inactivité générale, couplées aux journées de manifestation, représentent un lourd manque à gagner pour les Togolais, dont la moitié vit toujours sous le seuil de pauvreté. "Les gens veulent manger, constate Emmanuelle Sodji. Il y en a beaucoup qui gagnent de l’argent au jour le jour et ne peuvent se permettre une journée sans sortir."

Du côté du pouvoir, le président Faure Gnassingbé est resté imperturbable et n'a fait aucune déclaration devant la vague contestataire qui s'empare du Togo.

Avec AFP

Première publication : 29/09/2017

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