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Moyen-Orient

Discordances sur le but de la venue du premier ministre irakien à Paris

© Khalil Mazraawi, AFP | Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi le 29 mars 2017 en Jordanie.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/09/2017

Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a nié samedi que l'invitation du président français Emmanuel Macron à venir à Paris le 5 octobre soit liée à la crise avec le Kurdistan, contrairement à ce qu'a annoncé l'Élysée.

Emmanuel Macron a invité le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi le 5 octobre à Paris, proposant que la France "aide l'Irak pour ne pas laisser les tensions s'installer" avec le Kurdistan irakien, avec lequel la France "entretient des relations d'amitié", a indiqué l'Élysée samedi 30 octobre .

Mais, peu après cette annonce, l'entourage du Premier ministre irakien a déclaré que l'invitation du président français n'était pas liée au référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien. "Il n'y a pas de relation entre l'invitation et la crise causée par le référendum inconstitutionnel", qui s'est tenue le 25 septembre à l'initiative du président kurde Massoud Barzani, affirme le bureau de Haïdar al-Abadi.

"Préserver l'unité" de l'Irak

Le bureau du Premier ministre irakien a également démenti la teneur de l'entretien téléphonique entre Haïdar al-Abadi et Emmanuel Macron, le 27 septembre. Selon l'Élysée, le chef de l'État "a rappelé l'importance de préserver l'unité et l'intégrité de l'Irak tout en reconnaissant les droits du peuple kurde" et insisté sur le fait que "toute escalade doit être évitée".

>> Référendum kurde : les aéroports d'Erbil et de Souleimaniyeh coupés du monde

"Nous indiquons également que durant le récent entretien téléphonique entre le Premier ministre et le président français, il n'a pas été du tout fait mention de 'la nécessité de reconnaître les droits des Kurdes ou de l'arrêt de l'escalade par Bagdad',  affirme le bureau du Premier ministre irakien. "Au contraire, il y a eu une condamnation de l'insistance de la direction kurde à tenir ce référendum et à exposer la région à l'instabilité", ajoute-t-il.

En Irak, la tension s'est accrue depuis la tenue de ce vote historique par lequel les quelque 5,5 millions de Kurdes de cette région autonome d'Irak ont massivement voté "oui" à l'indépendance, à 92,7 % des voix, selon les résultats officiels.

Lutte contre le terrorisme

Seule certitude, les deux dirigeants devraient discuter la semaine prochaine de la lutte contre le terrorisme et d'un renforcement de la coopération entre la France et l'Irak dans ce sens. L'objectif est de "renforcer les relations bilatérales et de redoubler d'efforts dans la lutte antiterroriste", indiquent les services irakiens dans un communiqué.

>> À voir : "Plusieurs bras de fer sont en train de se jouer entre Erbil et Bagdad"

Paris a récemment accordé à Bagdad un prêt de 430 millions d'euros destiné à aider à remettre le pays sur pied, alors que les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale dirigée par les États-Unis, poursuivent leur reconquête des derniers bastions jihadistes en Irak.

Avec AFP

Première publication : 30/09/2017

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