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EUROPE

Catalogne : grève générale et manifestations pour dénoncer les violences policières

© Pierre-Philippe Marcou, AFP | Les Catalans sont en grève mardi 2 octobre pour protester contre les violences policières lors du référendum de dimanche.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/10/2017

Parallèlement à la grève qui paralyse la Catalogne, mardi, des centaines de milliers de personnes manifestent pour défendre leurs "droits" et protester contre les violences policières qui ont émaillé le référendum sur l'indépendance.

La population catalane hurle sa colère. Parallèlement à la grève générale qui paralyse le port, les transports, les universités ou les sites touristiques depuis mardi 3 octobre au matin, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, en début d'après-midi, aux cris de "Forces d'occupation dehors ! Les rues seront toujours à nous". Selon la police locale, près de 700 000 personnes manifestaient dans différents défilés dans les rues de Barcelone, constellées de drapeaux indépendantistes.

Grévistes, manifestants et autorités séparatistes dénoncent les violences policières, qui ont marqué le référendum d'autodétermination de dimanche, interdit par Madrid. La préfecture était d'ailleurs protégée par d'innombrables fourgons de la police nationale, des policiers locaux et même des pompiers. "Le 1er octobre, nous avons été un pays occupé et ils ne sont toujours pas partis", a expliqué à l'AFP Antonia Maria Maura, une enseignante de 56 ans. Des manifestations visant la police nationale et ainsi que la Garde civile se sont multipliées à partir de lundi devant les hôtels qui les hébergent, selon des syndicats et des témoins.

Karim Hakiki : "les rues de Barcelone sont noires de monde"

"La paralysie est quasi totale"

Prévue pour 24 heures, la grève avait dans un premier temps été convoquée par des syndicats minoritaires. Mais après les violences ayant amené, dimanche, plus de 800 personnes à solliciter une assistance médicale, les syndicats majoritaires de la région ont décidé d'y adhérer pour montrer une image d'unité face à ces agressions. Ils ont été suivis par les associations et partis indépendantistes, qui ont également une importante capacité de mobilisation.

Le mouvement de grève semble très largement suivi. Le port de Barcelone, troisième d'Espagne, et le marché alimentaire de gros de Catalogne, l'un des plus importants d'Europe, sont quasiment à l'arrêt. "La paralysie est quasi totale. Elle affecte les dockers et les transporteurs. Il n'y a ni activité maritime ni terrestre", a expliqué à l'AFP une porte-parole du port de Barcelone. Seul un service minimum était assuré, permettant la circulation de passagers, notamment des bateaux de croisière, de produits périssables ou dangereux.

Le FC Barcelone a lui aussi répondu présent:ni les équipes professionnelles, ni celles des jeunes ne s'entraînaient mardi. La grève est aussi suivie par les employés de la célèbre Sagrada Familia et nombre de lieux touristiques étaient fermés au public mardi. "Les touristes erraient avec leur valise et les quelques restaurants ouverts se faisaient huer par la foule parce qu'ils ne suivaient pas le mouvement", témoigne Karim Hakiki, envoyé spécial de France 24 à Barcelone.

>> À lire aussi : Et si la Catalogne influençait d’autres indépendantistes européens ?

Cette grève intervient alors que l'agitation sociale s'est propagée ces dernières semaines en Catalogne. Après des arrestations et perquisitions visant l'organisation du référendum à la mi-septembre, les associations indépendantistes avaient promis "une mobilisation permanente" de la société contre ce qu'ils qualifient de "manque de respect" et "d'humiliations" permanentes de Madrid.

Sourd à ces critiques, le gouvernement conservateur crie pour sa part "à la manipulation" des masses. Le message est aussi adressé à la communauté internationale, lui demandant d'aider la région "à garantir les droits" des citoyens de Catalogne.

Le scrutin auquel ont participé de très nombreux Catalans a ouvert la crise politique la plus profonde traversée par l'Espagne depuis le rétablissement de la démocratie dans le pays en 1977. Car les dirigeants de la Catalogne, une région grande comme la Belgique où vivent 16 % des Espagnols, ont annoncé qu'ils envisageaient sérieusement de déclarer l'indépendance une fois la victoire du oui confirmée. Carles Puigdemont a demandé lundi une "médiation internationale" dans le conflit qui l'oppose à Madrid.

Première publication : 03/10/2017

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