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EUROPE

Espagne : Rajoy n'écarte pas une suspension de l'autonomie de la Catalogne

© Javier Soriano, AFP, Archive. | Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s'est exprimé pour la première fois dans la presse depuis la crise en Catalogne, dimanche 8 octobre 2017.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/10/2017

Le gouvernement espagnol, qui continue d'exiger des indépendantistes catalans qu'ils retirent leur menace de déclaration d'indépendance, n'exclut pas un recours à la loi fondamentale pour suspendre l'autonomie de la région.

Le bras de fer se poursuit. Dans un entretien accordé au quotidien espagnol El Pais, dimanche 8 octobre, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a évoqué la Constitution pour stopper les vélléités d'indépendance de la Catalogne si les dirigeants de la région autonome ne renoncent pas à leur menace de sécession.

"Je n'écarte rien", a-t-il déclaré au journal qui l'a interrogé sur l'application de l'article 155 de la Constitution, permettant de suspendre cette autonomie. "Mais je dois faire les choses en leur temps (...) J'aimerais que la menace de déclaration d'indépendance soit retirée le plus vite possible", a-t-il précisé.

"L'idéal serait de ne pas devoir prendre des mesures drastiques, mais pour cela il faut que des rectifications se produisent", de la part de l'exécutif catalan, a ajouté Mariano Rajoy dans cet entretien, le premier concédé à un grand quotidien espagnol depuis que la crise a éclaté, le 1er octobre.

Mariano Rajoy a assuré que pour les dirigeants catalans "il est encore temps" de faire machine arrière pour éviter le déclenchement d'une réponse musclée, alors que son électorat et l'aile dure de son parti lui réclament de réagir.

Rajoy reconnait "des erreurs" sur les violences policières

Le chef du gouvernement a affirmé qu'il ne convoquera pas d'élections anticipées au niveau national comme résultat de la crise politique.

Enfin, sur les violences policières ayant émaillé le référendum interdit, Mariano Rajoy a estimé que "des erreurs ont pu être commises", mais que l'erreur fondamentale a été commise par ses adversaires, en mettant en danger "la souveraineté nationale".

Il a exclu d'avoir recours à la médiation d'une tierce partie pour résoudre le conflit et a précisé son intention de maintenir les quelque 4 000 policiers supplémentaires envoyés par le gouvernement dans la région autonome à l'occasion du référendum controversé de dimanche dernier jusqu'à ce que la crise soit terminée.

Avec AFP

Première publication : 08/10/2017

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