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FRANCE

Présidence des Républicains : quatre candidats ont déposé leur dossier

© AFP | Maël de Calan, Daniel Fasquelle, Florence Portelli et Laurent Wauquiez sont candidats à la présidence du parti Les Républicains.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/10/2017

Quatre candidats vont concourir à la présidence du parti Les Républicains, en décembre, dont Laurent Wauquiez, grand favori face à des concurrents déterminés à défendre leurs idées et ne pas le laisser gagner par plébiscite.

Quatre prétendants à la présidence des Républicains ont formellement déposé, mercredi 11 octobre, leur dossier de candidature accompagné des parrainages demandés, qui doivent encore être validés par une Haute Autorité. La liste des candidats retenus sera publiée le 26 octobre. L'élection se déroulera les 10 et 17 décembre.

  • Laurent Wauquiez

Sa déclaration de candidature, le 31 août, a mis fin à un faux suspense, tant ce quadragénaire à l'ambition sans fard et à l'éternelle parka rouge laisse paraître depuis longtemps sa volonté de prendre un jour le contrôle du parti.

Pour y parvenir, Laurent Wauquiez, 42 ans, a opéré une spectaculaire mue idéologique, lui qui a fait ses débuts dans le giron du député de centre-droit Jacques Barrot, avant de s'imposer comme l'un des porte-parole les plus en vue de l'aile droitière de l'UMP, puis des Républicains.

Son discours sur le "cancer de l'assistanat", son opposition au mariage pour tous ou sa célébration des "racines chrétiennes" de l'Europe lui ont permis de gagner les faveurs du noyau dur des militants et de certaines figures de la "Sarkozie", comme Brice Hortefeux.

>> À lire : Après deux mois au Conseil d'État, Laurent Wauquiez cumule 13 ans de droits de retraite

Sa détermination a par ailleurs eu raison des velléités de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, les deux seuls à pouvoir lui opposer un poids politique équivalent, qui ont justifié leur décision par la crainte d'une nouvelle "guerre des chefs".

La voie s'est donc dégagée devant ce surdiplômé, d'autant que la primaire de 2016, puis la séquence électorale désastreuse du printemps, ont décimé les générations précédentes.

Mais le personnage façonné par Laurent Wauquiez lui vaut aussi de solides inimitiés, surtout parmi les élus modérés qui le soupçonnent de vouloir courtiser l'extrême droite.

>> À voir : "Wauquiez a cassé le cordon sanitaire entre la droite et le FN"

Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et certains "juppéistes", dont le maire de Bordeaux lui-même, ont mis en garde le candidat contre un glissement trop à droite du parti, qui pourrait entraîner une scission de LR.

À ses détracteurs, l'ex-benjamin de l'Assemblée nationale répond en proclamant sa volonté de fédérer toutes les composantes de la droite, jusqu'au "juppéisme" représenté dans son équipe de campagne par Virginie Calmels.

Il met aussi en avant le nombre de ses soutiens : selon lui, plus de 135 parlementaires et plus de 20 500 adhérents lui ont apporté leur parrainage, bien au-delà du nombre requis pour concourir.

"On peut rassembler", a-t-il encore dit mercredi, mais "sans se renier".

  • Maël de Calan

À 37 ans, le conseiller départemental du Finistère s'est présenté avec une double ambition : incarner une nouvelle génération à droite et faire vivre au sein de LR une ligne moins droitière, plus "sérieuse" et plus "crédible" que celle de Laurent Wauquiez.

"Si on a envie de porter cette ligne à cette élection, c'est parce qu'on pense qu'il est encore possible de trouver une forme de synthèse", a déclaré à Reuters l'élu breton, l'un des héritiers politiques d'Alain Juppé.

Le maire de Bordeaux ne lui a pas apporté sa bénédiction officielle, par souci de rester à l'écart de la campagne.

Battu aux législatives de juin par une candidate de La République en marche (LREM), Maël de Calan appartient à la jeune garde de LR freinée dans son ascension par l'émergence du phénomène Emmanuel Macron.

  • Florence Portelli

La conseillère régionale d'Île-de-France, qui fut porte-parole de François Fillon pendant la présidentielle et cite Philippe Séguin comme source d'inspiration, se présente pour, dit-elle, "que la droite recouvre sa fierté".

Dans sa déclaration de candidature, au Figaro, la maire de Taverny (Val-d'Oise) de 39 ans a plaidé pour "une refondation, un fonctionnement démocratisé, un changement radical de statuts et la clarification de la ligne idéologique du parti". "Ce qui prendra plusieurs années", a-t-elle ajouté.

  • Daniel Fasquelle

Le député du Pas-de-Calais a fondé en juillet son propre mouvement, "Sauvons la droite", puis s'est joint le mois suivant à la course pour la présidence avec l'objectif de "redonner une envie de droite aux Français".

Malgré sa fidélité passée à Nicolas Sarkozy, il n'a pas réuni autour de lui les orphelins de l'ex-président, dont certains ont rejoint Laurent Wauquiez.

>> À voir : Les Républicains, droite cherche repreneur

Âgé de 54 ans, le trésorier de LR, qui avait été chargé de remettre de l'ordre dans les comptes après l'affaire Bygmalion, promet de remettre son hypothétique mandat en jeu dans deux ans et demi, et non à l'issue des cinq ans normalement prévus.

En danger dans son fief du Touquet lors des législatives de juin, il s'est finalement fait réélire face à un candidat de La République en marche (LREM), Thibaut Guilluy.

Avec Reuters

Première publication : 11/10/2017

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