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Washington et Tel-Aviv quittent l'Unesco, accusée d'être "anti-israélienne"

© Ahmad Gharabli, AFP | Alliés d'Israël, les Etats-Unis avaient cessé leur contribution financière à l'Unesco en 2011 à la suite de l'admission de la Palestine.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/10/2017

Washington et Israël ont annoncé, jeudi, se retirer de l'Unesco, reprochant à l'organisation onusienne son parti pris anti-israélien. Ils dénoncent notamment l'admission de l'Autorité palestinienne parmi ses États membres.

C'est un coup rude pour l'institution. Les États-Unis ont décidé, jeudi 12 octobre, de quitter l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), accusant l'institution d'être "anti-israélienne". L'État hébreu a affirmé, quelques heures plus tard, avoir décidé de suivre l’exemple américain.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a ainsi "donné pour instruction au ministère des Affaires étrangères de préparer le retrait d'Israël de l'organisation, parallèlement aux États-Unis", selon un communiqué de son bureau. "L'Unesco est devenue le théâtre de l'absurde où l'on déforme l'histoire au lieu de la préserver", a-t-il ajouté.

Après l’annonce du retrait américain, l'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, avait salué cette décision comme le début d'une "nouvelle ère". "Nous entrons dans une nouvelle ère aux Nations unies : celle où, quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix", avait-il dit dans un communiqué fustigeant "les résolutions absurdes et honteuses adoptées par cette organisation contre Israël".

Une décision "regrettée" par l’Unesco

Le retrait des États-Unis ne sera effectif qu'à compter du 31 décembre 2018, et Washington compte conserver un statut d'observateur, ajoute le communiqué du département d’État. Les intentions d’Israël en la matière ne sont pas encore connues.

Avant d’être informée de la décision israélienne, la directrice générale de l'organisation, Irina Bokova, a dit "regretter profondément" la décision des États-Unis. "L'universalité est essentielle à la mission de l'Unesco pour construire la paix et la sécurité internationales face à la haine et à la violence, par la défense des droits de l'homme et de la dignité humaine", a-t-elle souligné dans un communiqué.

La réaction d'Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, au micro de France 24

"Cette vérité est encore plus manifeste aujourd’hui, au moment où la montée de l'extrémisme violent et du terrorisme appelle à forger de nouvelles réponses à long terme pour la paix et la sécurité dans le monde", ajoute-t-elle.

En conflit depuis 2011

Les États-Unis, alliés de longue date d'Israël, avaient déjà cessé leur contribution financière à l'Unesco depuis 2011 à la suite de l'admission de la Palestine parmi les États membres.

L'Unesco avait par la suite suscité l'ire d'Israël, notamment en inscrivant en juillet 2017 au patrimoine mondial de l'humanité la vieille ville d'Hébron, en Cisjordanie occupée, mentionnée comme appartenant à la "Palestine" et comme "zone protégée". "Une décision délirante", avait attaqué le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd'hui retranchés au milieu de 200 000 Palestiniens, revendiquent une présence de 4 000 ans à Hébron.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 12/10/2017

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