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Afrique

Présidentielle au Kenya : après l'annulation, tous les candidats autorisés à se représenter

© Simon Maina, STR, AFP | L'opposition kényane espère obtenir l'annulation du scrutin et une réforme de la commission électorale.

Vidéo par Bastien RENOUIL

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/10/2017

Après le retrait surprise de l'opposant Raila Odinga à la course à la présidentielle, la Haute Cour de Nairobi a jugé, mercredi, que les huits candidats du premier scrutin, invalidé, pourront se représenter le 26 octobre.

Les élections kenyanes sont relancées. La Commission électorale kényane a annoncé mercredi 11 octobre que les huit candidats en lice lors de l'élection présidentielle du 8 août, invalidée par la justice, peuvent se représenter au scrutin du 26 octobre, se conformant ainsi à une décision de justice.

À la suite de l'annulation par la Cour suprême du Kenya de la réélection du président sortant Uhuru Kenyatta, la Commission électorale (IEBC) avait convoqué une nouvelle élection, fixée au 26 octobre, entre Kenyatta et l'opposant Raila Odinga. À eux deux, ils avaient raflé la quasi-totalité des voix.

L'opposition demande l'annulation du vote du 26 octobre

Mais mercredi, saisie par un des six autres candidats de l'élection du 8 août, la Haute Cour de Nairobi a jugé que tous les candidats du premier scrutin devaient pouvoir, s'ils le souhaitent, se représenter à l'élection du 26 octobre. "Dès lors, la position de la Commission est que les candidats à la nouvelle élection présidentielle prévue le 26 octobre devraient comprendre l'ensemble des huit candidats qui ont participé à l'élection présidentielle du 8 août", a annoncé l'IEBC dans un communiqué publié mercredi soir.

Mardi, Raila Odinga avait annoncé son retrait de l'élection du 26 octobre, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour garantir un scrutin libre et équitable.

Selon l'opposition, qui se fonde sur une analyse de la jurisprudence et de la loi électorale, le retrait d’Odinga devrait automatiquement conduire à l'annulation de l'élection du 26 octobre et à l'organisation d'un nouveau processus électoral à une date ultérieure.

Appel au dialogue et manifestations interdites

Sur ce point, la Commission électorale a précisé qu’Odinga et son colistier ne lui avaient pas transmis le formulaire nécessaire pour pouvoir entériner leur retrait. "La Commission ne peut obliger un candidat à participer à une élection. La loi autorise un candidat à retirer sa candidature en transmettant à la Commission le formulaire 24A dûment rempli", a expliqué l'IEBC.

Précisant avoir reçu d’Odinga et son colistier un courrier signifiant leur retrait de la présidentielle, l'IEBC ajoute : "Ils n'ont toutefois pas soumis le formulaire 24A". Une fois reçu, "la Commission le traitera en accord avec les dispositions de la loi", selon le communiqué.

L'IEBC appelle par ailleurs "l'ensemble des acteurs au calme et au dialogue afin de s'assurer que les élections puissent être organisées avec succès et que le pays puisse aller de l'avant".

On ignorait mercredi soir si l'éventuelle officialisation du retrait d’Odinga, telle que préconisée par l'IEBC, conduira à une annulation du scrutin du 26 octobre comme le soutient l'opposition, ou si l'élection se tiendra quand même, en son absence.

En parallèle, le ministre kényan de l'Intérieur, Fred Matiangi, a interdit jeudi les manifestations dans le centre des trois principales villes du pays, Nairobi, Mombasa et Kisumu, théâtre ces dernières semaines de rassemblements de l'opposition. "En raison de la menace claire, présente et imminente de troubles à l'ordre public, le gouvernement notifie au public que, pour le moment, nous n'autoriserons pas les manifestations dans les centres d'affaires de Nairobi, Mombasa et Kisumu", a déclaré M. Matiangi lors d'une conférence de presse.

Avec AFP

Première publication : 12/10/2017

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