Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Les Tunisiens sont de plus en plus nombreux à s’immoler par le feu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Etats-Unis : la neutralité sur le net c'est fini

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : l'onde de choc mondiale (partie 1)

En savoir plus

TECH 24

Fintech : les utilisateurs au pouvoir

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La tech peut-elle sauver la planète ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Taro Kono, MAE du Japon : "Nous ne souhaitons pas le dialogue pour le dialogue" avec Pyongyang

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La ligne des Hirondelles : un train de légende à l'assaut du Jura

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"One Planet Summit" : la bataille est-elle perdue ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Etranger résident" : Marin Karmitz dévoile sa collection de photographies

En savoir plus

FRANCE

Lafarge en Syrie : l'ONG Sherpa réclame l'audition de Laurent Fabius par la justice

© Martin Bureau, AFP | Ministre français des Affaires étrangères de 2012 à 2016, Laurent Fabius est depuis le 8 mars 2016 président du Conseil constitutionnel.

Vidéo par FRANCE 3

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/10/2017

Une ONG a réclamé, mercredi, l'audition de Laurent Fabius dans l'enquête sur la présence du cimentier en Syrie en 2014. À l'époque ministre des Affaires étrangères, ce dernier aurait encouragé Lafarge à rester sur place malgré la présence de l'EI.

L'ONG Sherpa, partie civile dans une enquête sur les activités en Syrie du cimentier LafargeHolcim, a demandé à la justice, mercredi 11 octobre, d'entendre comme témoins l'ex-ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et deux anciens ambassadeurs de France.

Le groupe franco-suisse fait l'objet depuis le 13 juin d'une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour financement d'entreprise terroriste et mise en danger de la vie d'autrui. Onze personnes – dont d'anciens salariés syriens de Lafarge – et les ONG Sherpa et European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR) avait porté plainte avec constitution de partie civile en novembre 2016.

"Il faut aussi rechercher la responsabilité de l'État"

La filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS) est notamment soupçonnée d'avoir contribué à financer l'organisation État islamique en lui versant de l'argent en 2013-2014 pour pouvoir continuer à travailler dans une région contrôlée par cette organisation.

"Il faut aussi rechercher la responsabilité de l'État si jamais l'État est aussi impliqué", a expliqué à Reuters Marie-Laure Guislain, responsable de Sherpa, qui suit ce dossier.

"C'est pourquoi il est important de demander à ces personnes si elles ont des informations intéressantes", a-t-elle ajouté.

Sherpa souhaite notamment établir si le ministère des Affaires étrangères français était au courant de ces arrangements et a encouragé Lafarge à maintenir ses activités dans la Syrie en guerre, comme l'ont laissé entendre plusieurs cadres du groupe interrogés dans une procédure parallèle.

"Tous les six mois, on allait voir le Quai d’Orsay qui nous poussait à rester. (…) Le Quai d’Orsay di[sait] qu’il fa[llait] tenir, que ça [allait] se régler", a notamment déclaré Christian Herrault, directeur général adjoint de Lafarge au moment des faits, selon une information France Info.

Travailler dans la peur

Quatre anciens salariés syriens de LCS ont jusqu'ici été entendus par un des juges chargés de l'information judiciaire.

Selon Marie-Laure Guislain, le dernier en date, entendu jeudi, a notamment raconté qu'il avait été enlevé pendant une dizaine de jours et décrit la peur dans laquelle vivaient les salariés de l'usine de Djalabiya.

>> À lire aussi : Le cimentier Lafarge a-t-il vraiment tout fait pour protéger ses employés syriens ?

Il a également raconté comment la trentaine de salariés encore sur le site avaient été livrés à eux-mêmes lors de l'attaque de l'usine par Daech en septembre 2014.

"Il n'est pas question seulement de financement du terrorisme mais aussi potentiellement de complicité de crime de guerre et de crime contre l'humanité", affirme Marie-Laure Guislain.

Sherpa souhaite que les sept autres salariés plaignants soient aussi entendus. Mais "ils n'ont pas les moyens de venir et ont des problèmes de visa", a précisé Marie-Laure Guislain, selon qui trois d'entre eux sont bloqués en Turquie.

Avec Reuters

Première publication : 13/10/2017

  • FRANCE

    Activités de Lafarge en Syrie : l'enquête confiée à trois juges

    En savoir plus

  • FRANCE

    Après les contrats douteux en Syrie, le cimentier LafargeHolcim prêt à construire le mur de Trump

    En savoir plus

  • FRANCE

    Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec l'EI en Syrie, révèle Mediapart

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)