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FRANCE

Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1

© Philippe Wojazer, AFP | Le président de la République Emmanuel Macron, dimanche 15 octobre 2017, à l'Élysée.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/10/2017

Pour sa première interview télévisée depuis son élection, Emmanuel Macron a affirmé dimanche soir qu'il allait continuer "avec le même rythme et la même détermination" son programme de "transformation radicale" de la France.

"Je continuerai à dire les choses" : Emmanuel Macron a défendu, dimanche 15 octobre, ses cinq premiers mois de quinquennat, marqués par des déclarations controversées et des réformes perçues par une partie de l'opinion et de l'opposition comme favorables aux plus aisés.

Pour sa première longue interview télévisée depuis son élection en mai, le chef de l'État, dont la cote de popularité a chuté de 15 points entre juin et octobre, s'est employé durant une heure et douze minutes, face à trois journalistes et de son bureau de l'Élysée, à expliquer ses réformes et à déminer les critiques qui se sont exprimées, notamment sur son style de présidence. Voici ses principales déclarations.

  • Sur le chômage

"La plénitude des réformes" et leurs effets sur le chômage, "vous les verrez dans un an et demi, deux ans".

  • Sur l'utilisation du mot "bordel"

"Je n'ai pas cherché à humilier", a assuré le chef de l'État quand on l'interrogeait sur le caractère humiliant de sa sortie sur "ceux qui foutent le bordel", visant des employés de l'entreprise GM&S. "Nos élites politiques se sont habituées à ne plus dire les choses, à avoir un discours en quelque sorte aseptisé. Et à considérer que ce qui était intolérable, c'était le mot qu'on mettait et pas la réalité", s'est-il justifié, en considérant que "le mot 'bordel', c'est du registre populaire".

  • Sur sa volonté de réformer l'intéressement et la participation

"Quand ça va mieux, je veux que les salariés aussi puissent avoir leur part de la réussite", a plaidé le président, qui souhaite "revisiter cette belle invention gaulliste de l'intéressement et de la participation" et a appelé à "un vrai débat sur ce point" en 2018.

>> À (re)voir sur France 24 : "POLITIQUE - 'La méthode Macron pour déminer la contestation' "

  • Sur la PMA

"Sur ces sujets de société, le politique ne doit pas imposer les choix en brutalisant les consciences", a considéré le président qui a souhaité "un débat apaisé" en 2018.

  • Sur Harvey Weinstein

Emmanuel Macron a annoncé avoir "engagé les démarches" afin que la Légion d'Honneur soit retirée au producteur américain, accusé de viols, agressions ou harcèlement sexuels.

  • Sur le harcèlement

Le président a annoncé une "procédure de verbalisation plus simple" des actes de harcèlement "pour qu'il y ait une réponse immédiate", déplorant qu'"aujourd'hui, bien souvent, on n'[aille] pas porter plainte, parce qu'on n'ose pas". La future police de sécurité du quotidien "aura dans ses priorités la lutte contre le harcèlement et en particulier dans les transports".

  • Sur la hausse de la CSG

Emmanuel Macron a appelé les retraités à prendre en compte "l'ensemble" de sa proposition d'augmenter la CSG tout en baissant la taxe d'habitation, en défendant "une mesure de justice". "Je crois vraiment que c'est une mesure d'ensemble, parce qu'il faut toujours prendre les choses dans l'ensemble de justice", a affirmé le chef de l'État, interrogé sur les mécontentements face à la hausse de 1,7 point de la CSG en 2018, qui frappera essentiellement les retraités.

Dès 2018, "comme la taxe d'habitation va baisser, moi je vous fiche mon billet, comme on dit trivialement, que dès l'année prochaine, dans une grande partie des cas (...) compensera ces 1,7 point de CSG", a-t-il fait valoir. "Lorsque l'ensemble de cette réforme sera conduite", avec la baisse en trois ans de la taxe d'habitation d'ici [à] 2020, "80 % des retraités gagneront du pouvoir d'achat", a-t-il assuré.

  • Sur l'ISF

"Je ne crois pas à la jalousie française qui consiste à dire qu'il y a des riches, taxons-les, nous nous porterons mieux'", a-t-il souligné, interrogé sur la suppression de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF, remplacé par un impôt sur la fortune immobilière) et une possible taxation des signes ostentatoires de richesse comme les yachts.

>> À lire sur France 24 : "Un budget 2018 pour motiver les riches"

"Je ne crois pas au ruissellement", a déclaré Emmanuel Macron, faisant référence à la doctrine qui considère que les allègements d'impôts pour les contribuables les plus riches profitent également aux plus pauvres en stimulant l'économie dans son ensemble.

En revanche, "je crois à la cordée, il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu'ils ont des talents, je veux qu'on les célèbre (…). Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute le cordée qui dégringole".

  • Sur les clandestins

Emmanuel Macron a promis que tous les "étrangers en situation irrégulière" qui commettent un délit "quel qu'il soit seront expulsés", promettant d'être "intraitable sur ce sujet".

  • Sur le nucléaire iranien

Emmanuel Macron a confirmé qu'il prévoyait bien de se rendre en Iran "au moment voulu", ce qui serait la première visite d'un chef d'État français en Iran depuis 1976, en redisant son "désaccord" avec Donald Trump sur le dossier du nucléaire iranien.

>> À lire sur France 24 : "Sur l'Iran, Macron juge 'mauvaise' la méthode de Trump"

Avec AFP et Reuters

Première publication : 16/10/2017

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