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Dernière modification : 17/10/2017

"Je suis Daphne"

© France 24

Au menu de cette revue de presse française, mardi 17 octobre, la mort, hier, d’une journaliste d’investigation maltaise, tuée dans l’explosion de sa voiture. Les incendies meurtriers au Portugal et en Galice. Une nouvelle découverte grâce aux ondes gravitationnelles. Et une bonne nouvelle pour les amateurs de pole dance.

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On débute cette revue de presse internationale à Malte, où la journaliste Daphne Caruana Galizia a été tuée, hier, dans l'explosion d'une bombe placée sous sa voiture. Cette blogueuse avait notamment révélé la corruption de plusieurs politiciens maltais dans les Panama Papers.

Daphne Caruana Galizia a été «assassinée», accuse The Times of Malta, en évoquant un «lundi noir». «Daphne assassinée», répète The Malta Independent, qui dénonce «une attaque contre la démocratie et la liberté d’expression». «C’est un jour noir pour Malte», écrit le quotidien, en évoquant «un assassinat annoncé», en raison des nombreuses controverses générées par «l’intrépide journaliste». Il y a 11 onze déjà, rappelle le journal, on avait tenté de mettre le feu à son domicile. «Cet assassinat, qui avait fini par sembler inévitable, rapproche Malte des pays d’Amérique latine et centrale, où les journalistes sont fréquemment kidnappés, tués, ou disparaissent. Il la rapproche de territoires contrôlés par la Mafia, comme il en existe en Italie, en Sicile», poursuit The Malta Independent. «Tout comme lorsque nous avons déclaré, au lendemain de l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo, «je suis Charlie», nous devons dire aujourd’hui «je suis Daphne»».

Daphne Caruana Galizia, blogueuse et mère de trois enfants, dont le site affiche toujours le dernier texte qu’elle ait publié une heure avant sa mort. Dans cet article, la journaliste accusait Keith Schembri, le chef de cabinet de l’actuel Premier ministre, Joseph Muscat, d’être titulaire de comptes secrets au Panama, et d’user de son influence politique pour s'enrichir, le qualifiant d'«escroc». «Il y a des escrocs partout où l'on regarde maintenant, la situation est désespéré», concluait la journaliste. Le site américain Politico, qui l’avait classée au printemps dernier parmi «les 28 personnalités qui font bouger l'Europe», la décrivant comme «un WikiLeaks entier en une seule femme, en croisade contre le manque de transparence et la corruption à Malte», salue le courage de cette «grande journaliste».

Au Portugal, plus de six mille pompiers luttaient toujours hier contre 145 incendies, dont 32 considérés comme graves. O Jornal de Noticias parle de 36 victimes, au moins, depuis dimanche. «Cent morts, sans excuses», titre le quotidien, qui a additionné le nombre des victimes de ces deux derniers jours aux 64 personnes décédées lors de l’incendie géant de Pedrao Grande, en juin dernier. Le journal portugais dénonce les «failles graves» qui ont contribué selon lui au bilan très lourd de ce début de semaine: les moyens aériens réduits au minimum, les postes de surveillance fermés, et les coupures de communication. «Tout a échoué et presque tout est à changer», prévient o Diario de Noticias, qui accuse l’Etat d’avoir «failli» en juin, et d’avoir de nouveau failli en ces jours chauds d’octobre, de ne pas avoir mis en œuvre la réforme nécessaire de la protection civile. En Galice, de l’autre côté de la frontière, en Espagne, le feu est même parvenu à atteindre le centre de Vigo, où 4 personnes sont mortes, et des milliers d’autres se sont retrouvés à la rue, selon La Voz de Galicia – qui parle de «dizaines de départs de feu, pour la plupart d’origine criminelle». Le quotidien galicien évoque la combinaison «parfaitement mortelle» des incendiaires, de la sécheresse, du vent, et du manque de moyens qui auraient rendu «l’évitable inévitable». «Pourquoi sommes-nous en train de brûler vifs?», demande le journal, qui dit voir «la main homicide de l’homme» derrière cette tragédie, tout en affirmant qu’«il n’existe pas de réponse simple à cette question».

Direction à présent l’espace, où une fusion de deux étoiles à neutrons, l’un des phénomènes les plus violents de l'Univers, a été observée pour la première fois en août dernier. C’est ce qu’ont annoncé hier plusieurs équipes internationales de chercheurs, selon Le Figaro. «Ce qui est merveilleux c'est que l'on a vu toute l'histoire se dérouler: on a vu les étoiles à neutrons se rapprocher, tourner de plus en vite l'une autour de l'autre, on a vu la collision, puis la matière, les débris envoyés partout», a témoigné Benoît Mours, directeur de recherche CNRS. Le phénomène aurait eu lieu le 17 août dernier, plus précisément, pendant une centaine de secondes. Ce jour-là, des ondes gravitationnelles, qui se déplacent comme des vagues, occasionnant au passage une vibration de l’espace-temps, sont parvenues jusqu'aux détecteurs américains Ligo et européen Virgo, sonnant l’alerte.

Un mot de sport pour terminer. On n’allait évidemment pas faire l’impasse sur une si bonne nouvelle, qui ravira tous les amateurs de «pole dance» - cette pratique qui consiste à tournoyer plus ou moins sensuellement autour d’une barre verticale. Figure-vous qu’elle vient d’obtenir le statut de «membre observateur» de la part de l’association globale des fédérations sportives internationales, selon The Daily Mail, qui annonce que cette reconnaissance ouvre la voie à une possible participation des pole dancers aux JO 2024.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Par Hélène FRADE

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