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Une entreprise solaire norvégienne signe pour 2,5 mds d'euros en Iran

© AFP/Archives / Par Eric RANDOLPH | Saga Energy, a signé un contrat portant sur un investissement de 2,5 milliards d'euros en Iran

TÉHÉRAN (AFP) - 

Une entreprise norvégienne, Saga Energy, a signé mardi un contrat portant sur un investissement de 2,5 milliards d'euros en Iran pour la fourniture et l'installation de panneaux solaires destinés à produire 2 GW d'électricité dans ce pays, a constaté un journaliste de l'AFP.

"La Norvège est pleinement engagée en faveur" de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 ayant permis l'ouverture de l'Iran aux investissements étrangers, a déclaré à l'AFP l'ambassadeur de Norvège, Lars Nordrum, en marge de la signature de l'accord, à sa résidence à Téhéran.

La signature du contrat a eu lieu quatre jours seulement après que le président américain Donald Trump eut annoncé son refus de certifier l'accord sur le nucléaire iranien, ouvrant une période de grande incertitude sur son sort.

Toutes les autres grandes puissances (Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni) signataires de l'accord nucléaire avec l'Iran avaient dès vendredi unanimement pris sa défense.

Le contrat, signé entre Saga Energy et le groupe privé iranien Amin Energy Developpers, "est la preuve que nous prenons très au sérieux l'ouverture [de l'Iran], et nous verrons bientôt d'autres investissements" dans ce pays, a assuré M. Nordrum.

Selon ses promoteurs, le projet est soutenu par un consortium d'investisseurs européens, publics et privés, et par une garantie de l?État iranien.

Les 2,5 milliards d'euros nécessaires à sa réalisation doivent être investis sur cinq ans, et les panneaux solaires installés en plusieurs endroits du centre désertique de l'Iran.

"Nous espérons construire une usine en Iran pour produire les panneaux solaires de façon à créer aussi des emplois" locaux, a déclaré Gaute Steinkopf, directeur du développement de Saga Energy.

Nombre de compagnies européennes et asiatiques montrent un grand intérêt pour le marché iranien, encore largement vierge après des années d'isolement de l'Iran, pays de plus de 80 millions d'habitants avec une classe moyenne relativement importante.

- Sanctions bancaires -

Mais en dépit de la signature de l'accord sur le nucléaire iranien, qui a permis la suspension des sanctions économiques occidentales et onusiennes pesant contre l'Iran en échange de mesures prises par Téhéran pour garantir que le pays ne cherche pas à se doter de la bombe atomique, beaucoup d'investisseurs étrangers se montrent encore prudents voire frileux.

Washington maintient en effet de fortes sanctions contre l'Iran, notamment bancaires exposant à des risques pénaux et judiciaires importants les entreprises ayant des intérêts aux États-Unis.

Quelques entreprises ont néanmoins franchi le pas, parfois avec de gros contrats, comme dans le cas du groupe pétrolier français Total, qui a signé en juin un accord de 5 milliards de dollars pour l'exploitation d'un gisement de gaz, en association avec le groupe chinois CNPC.

Le groupe allemand Siemens, et les constructeurs automobiles français Peugeot-Citroën et Renault ont aussi de gros investissements dans le pays.

Mais la violente diatribe de M. Trump contre l'Iran vendredi et ses menaces de nouvelles sanctions ne sont pas de nature à faire baisser les inquiétudes des investisseurs.

Saga Energy est une jeune société pratiquement inconnue, fondée par des ingénieurs et des chefs de projets venus du secteur pétrolier (très important en Norvège) désireux de se reconvertir dans celui des énergies renouvelables.

"Nous sommes une petite compagnie dotée de partenaires puissants", a déclaré M. Steinkopf, en se vantant d'un partenariat avec le groupe taïwanais Delta Electronics, acteur important dans le domaine de l'énergie solaire qui lui aurait permis de mobiliser des capitaux importants en Europe.

Pour Rune Haalad, directeur de l'entreprise norvégienne, le climat iranien offre une chance pour la recherche.

"Pour supporter la chaleur [du désert], il faut de très bons panneaux solaires. C'est un défi énorme", dit-il, "nous voulons apprendre de cette expérience et espérons établir des liens entre une université ici et une autre en Norvège"

Par Eric RANDOLPH

© 2017 AFP