Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le "vendredi noir" débarque en France

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Libye : "je ne suis pas à vendre"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Morgan Tsvangirai met en garde contre une extension du système Mugabe

En savoir plus

LE DÉBAT

Migrants esclaves en Libye : l'Europe coupable ?

En savoir plus

POLITIQUE

Emmanuel Macron face aux maires : jacobin ou girondin?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Seal : "C’est un honneur pour moi de chanter des classiques du jazz"

En savoir plus

FOCUS

Pakistan : une ouverture au tourisme sans danger?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Poutine, maître du jeu en Syrie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le manque de 'culture financière' des Français"

En savoir plus

Miel: consommateurs et apiculteurs veulent une "réelle traçabilité"

© AFP/Archives | Récolte du miel à Colomiers (Haute-Garonne) le 1er juin 2012

PARIS (AFP) - 

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir et les apiculteurs de l'UNAF ont demandé jeudi au gouvernement une réforme de l'étiquetage du miel, obligeant la mention des différents pays d'origine pour aboutir à une "réelle traçabilité".

"Alors que la production française de miel a considérablement chuté et ne permet pas de satisfaire la consommation nationale, de plus en plus de miels mélangés, provenant de divers pays, fleurissent dans les rayons, mais avancent masqués quant à leur origine", indique un communiqué des deux organisations.

"Il n'y a pas de vraie traçabilité du miel en France, car il n'y a aucune obligation d'indiquer le pays d'origine, nous voulons l'origine nationale systématique comme c'est déjà le cas en Italie et en Grèce" a déclaré Olivier Andrault, de l'UFC-Que Choisir au cours d'une conférence de presse conjointe avec l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF) à Paris.

A ce jour, la seule obligation d'étiquetage pour des miels qui mélangent des origines françaises et importées est une mention opaque "mélange de miels originaires/non originaires de l'Union européenne", a souligné Henri Clément, secrétaire général et porte-parole de l'UNAF, qui réunit 20.000 des 70.000 apiculteurs français (soit 400.000 ruches environ, la moitié du cheptel français).

"C'est aussi précis que si l'on disait que c'est du miel qui vient de la planète Terre" a ironisé Gilles Lanio, président de l'UNAF.

Selon UFC-Que Choisir, l'absence de transparence aboutit à ce que 80% des consommateurs pensent à tort consommer du miel français (étude de FranceAgriMer datant de juin 2016), alors qu'il s'agit "le plus souvent de mélanges provenant de différents pays et à la qualité variable".

L'association de consommateurs pointe particulièrement la Chine, premier pays producteur de miel, qui est "souvent épinglée pour des fraudes comme l'ajout de sirop de sucres".

Selon l'association, 75% des miels consommés en France sont importés, venant principalement de Chine, d'Ukraine, d'Argentine, de Hongrie, d'Espagne et d'Italie.

En 2014, les tests de UFC-Que Choisir avaient constaté que sur 20 miels "premier prix" achetés dans diverses enseignes de la grande distribution, six présentent des ajouts de sucre, soit presque un tiers des produits.

En 2015, une étude de la Commission européenne dénonçait le fait qu'un miel sur trois n'était pas conforme, ajoute le communiqué.

© 2017 AFP