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Les sociétés européennes et la France à la pointe de la finance verte

© AFP/Archives | Logo HSBC le 21 juin 2017 à Mascate (Oman)

PARIS (AFP) - 

Les sociétés européennes sont les "championnes du monde du financement durable", en particulier en France, et l'appétit des investisseurs en la matière ne cesse de croître, selon une étude de la banque HSBC publiée jeudi.

Avec "plus des 2/3 (68%) des investisseurs qui planifient d'augmenter leur investissement durable", cette "enquête nous révèle que le monde a changé" et ce sont les entreprises européennes qui ont le mieux intégré cette problématique, a expliqué à la presse Graham Smith, directeur Finance Durable chez HSBC UK.

Les groupes européens sont ainsi en tête (84,4%), devant les Etats-Unis (54,3%), l'Asie (42,5%) et le Moyen-Orient (27,6%), des sociétés ayant déjà mis en place une stratégie pour réduire leur impact environnemental, selon cette enquête réalisée entre juin et juillet 2017 auprès d'environ 1.000 entreprises et investisseurs de ces quatre zones.

Au sein de l'Europe, "la France est très en avance avec un cercle vertueux où la société, l'État et les grandes entreprises" avancent dans la même direction, a complété Victoria Clarke, directrice des émissions obligataires vertes chez HSBC EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique).

"La France occupe la première place en Europe en termes d'émissions obligataires vertes et la troisième place au niveau mondial avec 13% des volumes émis, derrière la Chine (17%) et les Etats-Unis (14%)", a détaillé pour sa part Frédéric Gabizon, responsable pour le marché obligataire chez HSBC France.

L'émission de 7 milliards d'euros d'obligations vertes, destinées à financer des projets en faveur de la transition énergétique, par l'Etat français en janvier 2017 a aussi constitué une étape "historique" qui pousse beaucoup d'autres pays à y songer< à leur tour, a-t-il ajouté.

Alors que "la pression des investisseurs est un facteur incitatif clé" dans le domaine de la finance durable, 56% d'entre eux jugent que "le niveau de transparence des entreprises sur les risques liés au changement climatique est toujours +très insuffisant+", révèle par ailleurs l'étude.

Selon les experts de HSBC, cette insatisfaction ne concerne pas le marché des obligations vertes, très codifié et transparent, dont les investisseurs peuvent suivre précisément les évolutions.

La frustration est sans doute plus liée à l'absence de nombreux outils ou de méthodologies pour appréhender le défi climatique car la "science écologique est beaucoup plus jeune que la science économique", a souligné Pierre Sorbets, responsable Secteur Public chez HSBC France.

"Cela n'empêche pas le marché de croître de manière exponentielle, complète M. Gabizon, au point que la demande est bien supérieure à l'offre, ce qui fait qu'aujourd'hui le coût d'un emprunt vert est équivalent voire inférieur à celui d'un emprunt classique".

© 2017 AFP