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Sommet européen: May veut mettre les relations post-Brexit au centre des discussions

© AFP / Par Marine LAOUCHEZ, Cédric SIMON | La Première ministre britannique Theresa May quittant la Chambre des Représentants après une session de questions, à Londres, le 18 octobre 2017

BRUXELLES (AFP) - 

La Première ministre britannique Theresa May s'est engagée à être conciliante après le Brexit avec les Européens vivant au Royaume-Uni, dans l'espoir de débloquer les négociations du divorce dont les dirigeants de l'UE réunis jeudi à Bruxelles vont à nouveau pointer les progrès insuffisants.

Les 27 ont prévu de faire un geste lors de ce sommet, en acceptant de lancer des "préparations internes" des tractations que Londres veut entamer sans tarder sur leurs relations après le Brexit. Mais les Européens resteront inflexibles sur la nécessité de boucler les modalités du divorce avant toute véritable tractation commerciale.

Les droits des expatriés européens au Royaume-Uni après le Brexit (et ceux des Britanniques expatrié dans l'UE) font partie des trois dossiers que l'UE a érigé en priorités absolues, avec le règlement financier et les conséquence du divorce pour l'Irlande.

Dans une lettre ouverte publiée sur son compte Facebook, Mme May s'est adressée aux trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni, assurant qu'un accord était "à portée de main" pour garantir leurs droits après le Brexit. "Nous voulons que les gens restent et nous voulons que les familles restent ensembles", écrit-elle, promettant des procédures "simplifiées".

Jeudi soir, au cours d'un dîner avec ses homologues européens à Bruxelles, Mme May va "encourager (les dirigeants des 27) à faire avancer la conversation afin d'étudier le partenariat futur et la période de mise en oeuvre" de l'accord de retrait de son pays, "afin qu'ils soient prêts à participer à cette discussion dès que possible", selon un haut responsable britannique.

L'intervention de Theresa May ne devrait toutefois pas donner lieu à "une quelconque percée", a déjà prévenu mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk.

- 'Mots gentils' -

Le dirigeant européen a déjà annoncé qu'il recommanderait vendredi, au deuxième jour du sommet et après le départ de Mme May, "de commencer des préparations internes pour les discussions" sur la future relation et une période de transition après la date officielle du Brexit.

"On note les efforts récents de Mme May. Ecrire quelques mots gentils dans les conclusions du Conseil européen, ce n'est pas cher payé", a observé un diplomate européen.

Mais malgré l'insistance de Londres, les Européens n'accepteront donc toujours pas de commencer à discuter de leur future relation, estimant que les "progrès suffisants" nécessaires n'ont toujours pas été faits sur les trois dossiers prioritaires.

M. Tusk espère pouvoir finaliser la première phase des discussions, consacrée strictement au divorce, lors du prochain sommet régulier de l'UE, à la mi-décembre, à condition toutefois que les Britanniques présentent des propositions "plus concrètes".

"J'espère que les Européens reconnaîtront qu'il y a eu des progrès significatifs", a plaidé le négociateur en chef britannique, David Davis, dans une interview jeudi au quotidien français Le Figaro, appelant les 27 à "faire preuve d'un peu plus de souplesse". "Nous avons déjà accompli beaucoup de progrès, à la vitesse de l'éclair, même si l'on se réfère aux habitudes de l'UE", a-t-il estimé.

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, a assuré mercredi, en réponse aux reproches britanniques, que l'Union était "disponible" et même prête "à accélérer les négociations dès l'instant où on respectera bien les étapes auxquelles nous tenons".

Les 27 s'accordent à reconnaître la main tendue par Theresa May, lors d'un discours à Florence (Italie) le 22 septembre. Cette dernière s'est aussi rendue lundi à un dîner de travail avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker dans la capitale européenne, alors que l'inquiétude grandit, le temps passant, de voir les négociations s'achever sans accord de retrait à la fin mars 2019, date prévue du Brexit.

- Des 'clopinettes' -

L'épineuse question de la facture du divorce apparaît comme le point le plus problématique de cette première phase des négociations.

Le président du Parlement européen Antonio Tajani a balayé mardi sur la BBC les 20 milliards d'euros offerts par le gouvernement britannique, les qualifiant de "clopinettes" par rapport à une facture qui se monterait plutôt à 50 ou 60 milliards d'euros selon lui.

Outre le dossier du Brexit, le dîner des 28 chefs d'Etat et de gouvernement jeudi doit être principalement consacré aux affaires étrangères, avec des échanges prévus sur l'accord nucléaire iranien et la Corée du Nord ainsi que sur les relations avec la Turquie.

Le président français Emmanuel Macron a aussi expressément demandé à prendre la parole pour plaider auprès de ses homologues européens en faveur d'une politique commerciale européenne plus protectrice. Le débat pourrait être animé, selon des sources européennes, certains dirigeants considérant la vision du Français sur le commerce comme trop protectionniste.

Le sommet débutera formellement jeudi à 15H30 (13H30 GMT) par une discussion sur la politique migratoire de l'UE, en particulier le financement des initiatives lancées par l'Union pour prévenir les traversées périlleuses de la Méditerranée.

Pour l'occasion, les dirigeants européens vont retrouver leur ancienne salle de réunion, à quelques dizaines de mètres de leur QG flambant neuf qui a dû être temporairement abandonné "par précaution" après des émanations de fumées toxiques mercredi dans les cuisines.

Par Marine LAOUCHEZ, Cédric SIMON

© 2017 AFP