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Moyen-Orient

En visite dans le Golfe, Tillerson exige le départ des "milices iraniennes" d’Irak

© Karim Jaafar, AFP | Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson donne une conférence de presse, à Doha, aux côtés du chef de la diplomatie qatarie, le 22 octobre 2017.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/10/2017

Le secrétaire d'État américain a exigé dimanche 22 octobre le départ d'Irak des "milices iraniennes", au cours d'une visite dans le Golfe destinée à concrétiser les efforts des États-Unis pour endiguer l'influence de Téhéran au Moyen-Orient.

Les "milices iraniennes" présentes en Irak doivent partir, maintenant que le combat contre le groupe État islamique (EI) "touche à sa fin", a réclamé dimanche 22 octobre le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, lors d'une tournée dans le Golfe.

Rex Tillerson faisait référence au Hachd al-Chaabi, des unités paramilitaires qui regroupent plus de 60 000 hommes, pour beaucoup issus de milices chiites soutenues par l'Iran, formées en 2014 pour suppléer les forces gouvernementales irakiennes face aux jihadistes de l'EI. "Soit ils partent, soit ils intègrent les forces de sécurité irakiennes", une grande partie de ces miliciens étant irakiens, a précisé un haut responsable américain.

Un Irak "indépendant et fort [va] permettre d'une certaine manière de contrecarrer les influences négatives de l'Iran" dans ce pays, a déclaré le secrétaire d'État américain lors d’une conférence de presse à Ryad.

Rex Tillerson a ensuite toutefois assuré que le Premier ministre irakien contrôlait "totalement son pays". "Personne n’a le droit d’interférer dans les dossiers qui concerne l'Irak", a réagi lundi un proche de ce dernier.

Une "politique étrangère américaine honteuse, dictée par les pétrodollars"

Autre réaction, en Iran. "L'importance de la nation iranienne dans la région est plus forte qu'à toute autre période", a déclaré le président iranien Hassan Rohani dans un discours à Téhéran retransmis par la télévision d'État. Il n'a pas répondu spécifiquement aux propos de Rex Tillerson, contrairement à son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, qui, lui, déclare voir la preuve d'une "politique étrangère américaine honteuse, dictée par les pétrodollars".

Le chef de la diplomatie américaine a également assisté, dimanche, dans la capitale saoudienne, à la première réunion de la Commission de coordination saoudo-irakienne, lancée solennellement par le roi Salmane d'Arabie saoudite et le Premier ministre irakien. Cette nouvelle instance va favoriser le développement économique de l'Irak et sa reconstruction. Bagdad "veut développer ses capacités gouvernementales pour résister à toute influence extérieure", a-t-il assuré. Il a aussi appelé les deux pays à renforcer encore leur "relation vitale pour la stabilité" et la "sécurité" de la région.

La visite de Rex Tillerson intervient moins de dix jours après la présentation par Donald Trump de sa stratégie face à l'Iran chiite, l'une de ses bêtes noires, accusé de "semer la mort, la destruction et le chaos".

>> À lire sur France 24 : "Les ruades de Trump contre l’accord iranien inquiètent la France"

"Malheureusement après tant d'années", les États-Unis "ne veulent pas (...) reconnaître que l'Iran est justement la source de la stabilité, de la paix et de la lutte antiterroriste dans la région", a réagi dimanche le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif depuis l'Afrique du Sud.

Rex Tillerson n'a en revanche obtenu aucune percée dans la grave crise qui oppose notamment ces deux pays. "Il n'y pas de signe fort indiquant que les parties sont prêtes à dialoguer", a-t-il déploré dans la soirée à Doha, semblant viser en particulier Riyad et ses alliés.

La tournée de Rex Tillerson le conduira dans les prochains jours pour la première fois au Pakistan et en Inde, où il évoquera notamment le conflit en Afghanistan, ainsi qu'à Genève.

Avec AFP

Première publication : 22/10/2017

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