Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Poutine, maître du jeu en Syrie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le manque de 'culture financière' des Français"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

La guerre contre les mutilations génitales

En savoir plus

LE DÉBAT

Liban : la fin de la crise ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Liban : la fin de la crise ? (partie 1)

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Le brio", Camelia Jordana sur la voie de l’éloquence

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : les espoirs déçus des Tunisiens de Bir Ali, 7 ans après la révolution

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Une actrice indienne menacée de mort, à cause d'un rôle au cinéma"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Uber piraté massivement

En savoir plus

EUROPE

Russie : à peine libéré, Alexeï Navalny repart en campagne contre Vladimir Poutine

© Evgeny Feldman, AFP | Alexeï Navalny après sa libération, le 22 octobre 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/10/2017

Alexeï Navalny, opposant numéro un à Vladimir Poutine, a retrouvé la liberté dimanche après avoir passé 20 jours en prison. En lice pour la présidentielle de mars 2018, il doit désormais faire face à la candidature d'une vedette de télévision.

Libre. Le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, a annoncé, dimanche 22 octobre, avoir été libéré après avoir passé 20 jours en prison pour l'organisation de manifestations non autorisées contre le président russe. L'opposant espère toujours affronter Vladimir Poutine à la présidentielle de mars 2018.

"Salut ! Je suis sorti" du centre de détention, a écrit sur Instagram l'avocat et blogueur anticorruption de 41 ans, avec une photo le montrant dans la rue.

Candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Alexeï Navalny a à cet égard ajouté qu'il était "prêt à travailler" et qu'il se rendait à un rassemblement prévu pour dans la soirée à Astrakhan (sud-ouest), auquel les autorités locales ont cette fois donné leur aval.

Inéligible jusqu'en 2028

Et ce bien que mardi, la présidente de la commission électorale centrale, Ella Pamfilova, eût affirmé qu'il était inéligible jusqu'en 2028 en raison d'une condamnation de justice.

À moins de six mois du scrutin, pour lequel Vladimir Poutine ne s'est pas encore officiellement déclaré candidat, l'opposant devrait en effet continuer à multiplier les déplacements et les manifestations pour élargir sa base électorale, essentiellement concentrée à Moscou.

>> À voir : "En campagne avec Navalny, l’opposant qui défie Poutine"

Peu après sa condamnation à 20 jours de prison, il avait ainsi appelé à manifester le 7 octobre, jour de l'anniversaire du chef de l'État russe. Des milliers de personnes s'étaient réunies dans plusieurs villes et au moins 270 avaient été arrêtées.

En dépit de l'indifférence des médias publics nationaux, ses meetings avaient également rassemblé en mars et en juin des dizaines de milliers de personnes, souvent très jeunes, à travers la Russie et débouché sur des centaines d'arrestations.

Ces manifestations du printemps, interdites par les autorités, ont valu deux autres condamnations à Alexeï Navalny à de courtes peines : 15 jours pour l'organisation de la manifestation de mars, puis 25 jours pour celle de juin.

L'opposant, qui a ouvert des dizaines de bureaux de campagne en province dans la foulée du succès de ces meetings, est souvent la cible d'agressions. Il est aussi l'objet de plusieurs poursuites judiciaires visant, selon ses partisans, à entraver ses ambitions politiques.

Ksenia Sobtchak, vedette de télévision, en guise de rivale

Résolu à mener campagne contre Vladimir Poutine, Alexeï Navalny doit maintenant composer avec un autre coup de théâtre survenu pendant sa détention : l'annonce mercredi soir de la candidature de Ksenia Sobtchak, une vedette de télévision proche de l'opposition.

Cette candidature, que de nombreux médias et analystes ont qualifiée de "coup monté" du Kremlin, risque de diviser davantage les rangs des adversaires à Vladimir Poutine.

>> À lire : "Ksenia Sobtchak, la vedette de la télévision russe qui veut remplacer Poutine"

Dès septembre, alors que cette candidature n'était encore qu'hypothétique, Alexeï Navalny l'avait ainsi vertement critiquée, dénonçant un "plan du Kremlin" et qualifiant de "caricature de candidat libéral" Ksenia Sobtchak, fille du mentor politique du président russe, Anatoli Sobtchak.

En retour, cette femme de 35 ans, qui affirme être une candidate "contre tous", l'avait accusé de vouloir garder "le monopole de l'opposition". Elle a cependant ensuite affirmé mercredi soir qu'elle retirerait sa candidature si Alexeï Navalny était autorisé à se présenter en mars.

Sorti de prison, Alexeï Navalny pourrait désormais avoir l'occasion de se positionner clairement face à cette nouvelle rivale, qui a incarné la jeunesse dorée de la première décennie de l'ère Poutine, avant de se rapprocher de l'opposition au moment des manifestations de 2011-2012

Avec AFP

Première publication : 22/10/2017

  • RUSSIE

    Ksenia Sobtchak, la vedette de la télévision russe qui veut remplacer Poutine

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Russie : les partisans de Navalny manifestent contre Poutine le jour de ses 65 ans

    En savoir plus

  • RUSSIE

    L'opposant russe Alexeï Navalny et un millier de ses partisans interpellés avant une manifestation contre la corruption

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)