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Asie - pacifique

L'Ouzbékistan, foyer de l'islamisme radical en Asie centrale

© AFP | Un parc de Tachkent, la capitale de l'Ouzbékistan, en septembre 2011.

Vidéo par Wassim NASR

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/11/2017

Tachkent a promis de coopérer à l'enquête sur l'attentat à la camionnette à New York, dont l'auteur est originaire d'Ouzbékistan. Plusieurs centaines de ses citoyens combattent au sein des groupes jihadistes en Irak et en Syrie.

L’auteur de l’attentat à la camionnette à New York, qui a fait huit morts mardi 31 octobre, est originaire d’Ouzbékistan. Selon plusieurs médias américains, le jeune homme de 29 ans résidait dans le New Jersey. Il disposait d'un titre de séjour permanent, selon le New York Times, qui précise qu'il avait déjà "été dans le radar" de la police.

"Le plus gros contingent de recrues aujourd’hui en Irak et en Syrie sont originaires d’Asie centrale", rappelle sur France 24 Wassim Nasr, spécialiste des mouvements jhadistes.

L'Ouzbékistan a vu émerger dès les années 1990 un mouvement islamiste radical qui s'étend aujourd'hui. Des Ouzbeks ont été impliqués dans plusieurs attentats à travers le globe.

>> À lire : L'Asie centrale, une réserve de combattants pour le groupe État islamique

"Fournir une aide à l’enquête"

Ex-république soviétique, laïque et à majorité musulmane, l'Ouzbékistan a été dirigé d'une main de fer par l'autoritaire Islam Karimov de 1989 à sa mort, en septembre 2016. Chavkat Mirzioïev, son ancien Premier ministre, a pris les rênes du pays en prônant une rupture avec l'autoritarisme de son prédécesseur. Après l’annonce de l’attaque de New York, il a déclaré que son pays était "prêt à apporter toutes ses forces et tous ses moyens pour fournir une aide à l'enquête sur cet acte terroriste".

L'Ouzbékistan a vu naître un mouvement islamiste radical dès 1991, l'année de l'indépendance du pays. Le Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) apparaît dans la vallée de Ferghana, peuplée de 12 millions d'habitants et située dans l'est du pays, mais englobant également une partie des territoires kirghiz et tadjik.

De 1992 à 1997, le MIO est accusé d'être à l'origine d'une série de meurtres perpétrés dans la vallée de Ferghana. L'organisation a tenté d'y introduire la loi islamique et a même lancé une offensive en 2000 dans le sud de l'Ouzbékistan. Sévèrement réprimé à partir de 1998 par Islam Karimov, le MIO rejoint les Taliban en Afghanistan, avant de prêter allégeance à l'organisation État islamique (EI) en 2015. Plusieurs cadres du MIO ont également occupé des postes à responsabilité au sein d'Al-Qaïda.

Des combattants à l'étranger

Les islamistes ouzbeks ont surtout fait parler d'eux à l'étranger : le Mouvement islamique d'Ouzbékistan a notamment pris part à la sanglante attaque contre l'aéroport de Karachi, au Pakistan, qui a fait 37 morts en juin 2014. Comme les autres pays d'Asie centrale, les sombres perspectives économiques et la corruption ont poussé beaucoup de jeunes hommes à l'exil, principalement en Russie.

Parmi eux, certains ont été tentés de rejoindre des groupes radicaux. Selon les services de sécurité russes, entre 2 000 et 4 000 ressortissants d'Asie centrale ont ainsi rejoint les rangs des organisations jihadistes en Irak et en Syrie, qu'il s'agisse de l'EI ou de la branche syrienne d'Al-Qaïda.

"Plusieurs attentats ont été commis par des Ouzbeks comme par exemple l’auteur présumé de l’attaque de la boîte de nuit d’Istanbul, l’attaque du métro de Saint-Pétersbourg perpétrée par un homme appartenant à une ethnie ouzbek ou encore l’attaque à la voiture bélier à Stockholm en Suède", précise Wassim Nasr.

L'un des plus gros contingents

Si l'Ouzbékistan n'a jamais publié de chiffres sur ses ressortissants ayant rejoint les jihadistes, les estimations des experts varient de 500 à plus de 1 500. Plusieurs d'entre eux se sont fait connaître au cours des dernières années. Abdulkadir Masharipov, l'auteur présumé de l'attentat revendiqué par l'EI contre une boîte de nuit d'Istanbul ayant fait 39 morts le 31 décembre 2016, est ainsi de nationalité ouzbèke.

S'il est né au Kirghizstan et possédait la nationalité russe, Akbarjon Djalilov, l'auteur présumé de l'attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg qui a fait 14 morts en avril dernier, était pour sa part ethniquement ouzbek. Quelques jours après cette attaque, Rakhmat Akilov, un Ouzbek qui avait montré des sympathies pour l'EI, a été arrêté par la police suédoise après avoir lancé un camion sur la foule d'une rue piétonne très fréquentée de Stockholm, tuant cinq personnes.

>> À lire, notre reportage après l'attaque à Manhattan : "Cela ne doit pas gâcher Halloween"

Avec AFP

Première publication : 01/11/2017

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