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Moyen-Orient

Palestine : les cent ans de la controversée déclaration Balfour

© Wikimedia | Le ministre britannique des Affaires étrangères Arthur Balfour et la déclaration datée du 2 novembre 1917.

Vidéo par Florence GAILLARD , Shirli SITBON

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/11/2017

Un siècle après la publication de la déclaration Balfour, du nom du Britannique Arthur Balfour qui a ouvert la voie à la création de l'État d'Israël, ce texte fait toujours autant polémique.

Le centenaire de la déclaration Balfour est commémoré, jeudi 2 novembre. Il y a cent ans, en 1917, le ministre britannique des Affaires étrangères Arthur Balfour indiquait que son gouvernement considérait "favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif".

Salué par Israël comme ayant contribué à la fondation du pays, ce texte est critiqué par les Palestiniens qui le considèrent comme une étape majeure de la catastrophe qui les a privés de leurs terres.

>> À lire : "'Centenaire de la déclaration Balfour : Banksy organise une fausse cérémonie d'excuses en Cisjordanie"

"L'expression d'une solidarité et d'une reconnaissance"

Au début du XXe siècle, des centaines de milliers d’Arabes vivent en Palestine, territoire qui fait encore partie de l’Empire ottoman. À l’époque, il y a aussi une minorité de juifs, une communauté alors en pleine croissance. Fuyant les pogroms d’Europe de l’Est, certains d’entre eux pensent alors qu’un retour en Palestine, appelée "Sion",  est l’avenir du peuple juif.

Après des décennies de négociations, les sionistes obtiennent finalement en 1917 l’aide du gouvernement britannique avec la déclaration Balfour. "C’est une déclaration très importante. C’est l’expression d’une solidarité et d’une reconnaissance. Le peuple juif a le droit de s’établir et d’avoir un foyer national en Israël", estime cent ans après, Aliza Bin Noun, l’ambassadrice d’Israël en France.

Les explications de notre correspondante

Mais à l’époque, le gouvernement britannique ne pense pas qu’aux intérêts du peuple juif, mais aussi aux siens. Les dirigeants estiment en effet que la communauté juive est capable de les aider à gagner la Première Guerre mondiale, en raison de son influence supposée dans les finances et en Russie.

"Les juifs représentaient pour Londres une sorte de vaste pouvoir international, explique Jonathan Schneer, professeur d’histoire au Georgia Institute of Technology et auteur du livre 'La déclaration Balfour'. L’idée que les juifs pouvaient persuader le président américain Woodrow Wilson d'entrer en guerre et convaincre le gouvernement Kerenski en Russie de rester engagé dans le conflit."

"Un complot contre toute la région"

Mais les Britanniques font beaucoup de promesses. Aux Arabes, ils font miroiter un royaume indépendant, aux Ottomans, ils leur assurent des garanties pour cesser le combat, tandis qu’aux Français, ils leur proposent de partager ce même territoire.

Cent ans après, les tensions entre juifs et arabes n'ont cessé de croître. Les Palestiniens demandent des excuses et des compensations financières.

"Pour nous, c’est une catastrophe, cette promesse qui donne notre pays à d’autres individus qui sont venus de différentes parties du monde. Ce n’est pas seulement un complot contre le peuple palestinien, mais contre toute la région", résume Salman El-Herfi, l’ambassadeur palestinien en France.

Pour les Palestiniens, la Grande-Bretagne, puissance mandataire de 1920 à 1948, n'a pas réussi à tenir ses engagements. Lors de la guerre entourant la création d'Israël, 750 000 Palestiniens ont été expulsés ou ont fui leur foyer. Deux décennies plus tard, lors de la guerre des Six-Jours (1967), Israël a notamment pris la Cisjordanie, que l'État hébreu occupe toujours, et Jérusalem-Est, qu'il a annexée mais que les Palestiniens revendiquent comme capitale de leur futur État.

Aujourd'hui, la poursuite de la construction de colonies israéliennes en Cisjordanie amoindrit les espoirs d'une solution à deux États.

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou commémore, jeudi, ce centenaire à Londres, où il participera à un dîner avec son homologue britannique Theresa May, les Palestiniens ont prévu une manifestation à Ramallah, en Cisjordanie occupée, dans le cadre de leur campagne, appelant Londres à s'excuser pour cette déclaration. Ils ont également étudié les façons de poursuivre le Royaume-Uni en justice.

Avec AFP

Première publication : 02/11/2017

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