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Amériques

L'EI revendique l'attaque à Manhattan le jour d'Halloween

© Kena Betancur, AFP | Un policier à Manhattan le soir de l'attentat, mardi 31 octobre 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/11/2017

Le groupe État islamique a affirmé, jeudi, que l'auteur de l'attentat meurtrier du 31 octobre à New York était "un des soldats du califat". L'organisation ne donne cependant aucune preuve pour étayer sa revendication.

L’organisation État islamique (EI) a revendiqué l'attaque au véhicule-bélier qui a fait huit morts mardi à New York.

"Un des soldats de l'État islamique a attaqué des croisés dans une rue de New York", a assuré un article de l'hebdomadaire de propagande en ligne de l'EI, al-Naba, selon SITE, en référence au suspect, Sayfullo Saipov, un Ouzbek arrivé aux États-Unis en 2010 qui a agi "au nom de l'EI", selon la police new-yorkaise. "Par la grâce d'Allah, l'opération a instillé la peur dans l'Amérique des croisés en les poussant à accroître les mesures de sécurité et à intensifier les dispositifs contre les immigrants en Amérique", dit encore l'article d'al-Naba.

Sayfullo Saipov, 29 ans, qui a revendiqué son allégeance à l'État islamique, a été inculpé mercredi par le procureur fédéral de Manhattan de deux chefs d'accusation fédéraux : violence et destruction de véhicules, et soutien à une organisation terroriste étrangère. Ces chefs d'inculpation l'exposent à la prison à perpétuité, a indiqué le procureur, en évoquant aussi la possibilité de la peine de mort.

>> À lire sur France 24 : "Attaque à Manhattan : inculpé, le suspect assume son allégeance à l'EI"

Après avoir tweeté dans la nuit, le président américain a martelé jeudi matin qu'il voulait voir exécuté cet homme arrivé aux États-Unis en 2010 grâce au programme d'octroi de visas par loterie, même s'il a semblé renoncer à l'idée évoquée mercredi de l'envoyer à Guantanamo. "Aimerais envoyer le terroriste de New York à Guantanamo, mais statistiquement ce processus prend beaucoup plus longtemps que de passer par le système fédéral…", a écrit le président dans un tweet avant d’ajouter : "Il y a aussi quelque chose d'approprié dans le fait de le garder, là où il a commis son horrible crime. Devrait agir vite. PEINE DE MORT !"

Saipov s'est dit "fier de son acte" dans ses premiers interrogatoires avec les enquêteurs et voulait déployer un drapeau de l'EI dans sa chambre d'hôpital. Les policiers considèrent qu'il a appliqué très précisément les "instructions" en matière d'attentats données par l'EI sur les réseaux sociaux.

Radicalisation progressive aux États-Unis

Tous les éléments indiquent que Saipov s'est radicalisé progressivement aux États-Unis, après de premières années difficiles faites de déception professionnelle et de nombreux déménagements. Après son arrivée à New York en mars 2010, Saipov a d'abord cherché un emploi hôtelier, en vain, parlant trop mal l'anglais, selon le New York Times. Il devient chauffeur-routier, traversant régulièrement les États-Unis, emménageant d'abord trois ans dans l'Ohio, puis en Floride, et enfin à Paterson, dans le New Jersey, où il était devenu chauffeur pour Uber.

C'est là, dans un quartier à majorité musulmane, qu'il vivait avec sa femme – une Ouzbèke épousée en 2013 – et leurs trois jeunes enfants, lors de l'attentat mardi. C'est pendant son séjour dans l'Ohio qu'il aurait commencé à changer, devenant "agressif, polémiste", selon un collègue chauffeur, cité par le New York Times. Une agressivité confirmée à Paterson, où la responsable du supermarché local a raconté qu'il était "instable", connu pour s'en prendre régulièrement aux caissières.

Les choses se seraient dégradées pendant son séjour à Tampa, en Floride, où il s'est mis à porter barbe fournie et tenue islamique traditionnelle. Il "connaissait mal sa religion [et] avait un tempérament difficile", a indiqué l'imam d'une mosquée locale, cité par le New York Times.

Le mois dernier, l'EI s'était attribué la paternité de l'attaque à Las Vegas d'un tireur isolé contre les spectateurs d'un concert, qui a fait 58 morts, en qualifiant de "soldat" de l'EI son auteur, bien qu'aucun lien n'ait été établi par la police. Le FBI avait écarté la piste jihadiste.

Avec AFP

Première publication : 03/11/2017

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