Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : l'eau coule à nouveau des robinets à Bouaké

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Élections anticipées en Turquie : Erdogan est-il toujours l'homme fort du pays ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Devenir Français, mode d'emploi

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

À la découverte du sanctuaire Pélagos en Méditerranée

En savoir plus

TECH 24

Handigamer : le jeu vidéo pour tous

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidence Macron : l'avalanche de réformes

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Métamorphoses du monde : le multilatéralisme menacé

En savoir plus

FOCUS

Footballers binationaux : le choix du drapeau

En savoir plus

#ActuElles

Roxanne Varza : "C’est le moment pour les femmes de s’investir dans le numérique"

En savoir plus

EUROPE

La Belgique redoute que les Catalans en exil à Bruxelles n'inspirent les Flamands

© Emmanuel Dunand, AFP | Des drapeaux catalans au côté d'un drapeau flamand lors d'une manifestation de maires catalans à Bruxelles, le 7 novembre 2017.

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 13/11/2017

La présence à Bruxelles du président catalan déchu Carles Puigdemont exacerbe les tensions entre Wallons et Flamands indépendantistes, obligeant le Premier ministre belge Charles Michel à sortir du silence.

"Il y a une crise politique en Espagne et pas en Belgique", a tranché le Premier ministre belge Charles Michel, mercredi 8 novembre, lors d'une réunion avec les députés. Une façon de clarifier la position officielle du gouvernement fédéral avec la scène internationale qui voit Bruxelles comme la ville refuge qui a accueilli plusieurs ex-responsables catalans, dont Carles Puigdemont.

Le Premier ministre belge, qui ne s'était jusqu'alors pas exprimé sur le sujet depuis l'arrivée du président catalan destitué le 30 octobre, a aussi tenu à répondre aux inquiétudes des députés, dont les questions se sont focalisées sur l'impact de la crise en Catalogne sur la Belgique.

Soutien du parti nationaliste flamand à la cause catalane

Il entend ainsi empêcher une éventuelle propagation des velléités indépendantistes sur la scène intérieure, alors que les nationalistes flamands de la N-VA multiplient les marques de soutien à la cause catalane. Le ministre belge de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) a estimé que "Madrid" était "allé trop loin" dans sa gestion de la crise catalane. "Nous avons un interlocuteur, c'est Madrid", a rétorqué le Premier ministre.

Mais la proximité ne s'arrête pas là. Lors de la conférence des bourgmestres catalans à Bruxelles mardi, Carles Puigdemont, visé par un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne, a tenu à remercier spécialement ses "amis flamands de la N-VA", dont certains étaient avaient répondu présents à l'invitation.

Respect de l'État de droit

Le Premier ministre belge a également souligné le fait que le gouvernement n'avait fait aucune démarche pour susciter l'arrivée de Carles Puigdemont en Belgique. "Il n'y a pas de sous-citoyen, il n'y a pas non plus de privilège" dans le traitement de ce dossier, "le gouvernement respecte l'État de droit et la séparation des pouvoirs. Tout citoyen doit répondre de ses actes", a-t-il ajouté.

Ses propos ont été salués par le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui approuve le respect de la Belgique "pour l’État de droit et donc pour l’indépendance des juges belges et espagnols".

De leur côté, les dirigeants catalans en exil à Bruxelles attendent l’examen par la justice belge des mandats d’arrêt européens les visant. La procédure pourrait durer plusieurs mois.

Première publication : 09/11/2017

  • ESPAGNE

    Puigdemont demande à l'UE de ne plus soutenir le "coup d'État" contre la Catalogne

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Catalogne : l'Espagne lance un mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Vidéo : Radio Catalunya, la radio catalane qui désobéit à Madrid

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)