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Etats-Unis: la carrière d'un humoriste, exhibitionniste repenti, vole en éclats

© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives | Louis C.K., le 16 septembre 2017 à Century City en Californie

NEW YORK (AFP) - 

L'humoriste américain Louis C.K. a reconnu vendredi que des accusations d'exhibitionnisme portées contre lui étaient vraies, ce qui a donné un coup d'arrêt à sa carrière, dans ce nouvel épisode du vaste scandale né de l'affaire Weinstein.

"Ces histoires sont vraies", a reconnu le comédien de 50 ans, peu connu à l'étranger mais célèbre aux Etats-Unis, au lendemain de la publication par le New York Times de témoignages de cinq femmes l'accusant de s'être masturbé devant elles ou de leur avoir proposé de le faire.

"Sur le moment, je me suis dit que je ne faisais rien de mal puisque je ne montrais jamais ma bite sans demander d'abord, ce qui est vrai aussi", a-t-il expliqué dans un long communiqué en forme d'acte de contrition envoyé aux médias américains.

"Mais ce que j'ai appris plus tard dans ma vie, trop tard, c'est que quand vous avez du pouvoir sur quelqu'un, leur demander de regarder votre sexe n'est pas une question. Pour elles, c'est une situation difficile. Le pouvoir que j'avais sur ces femmes, c'est qu'elles m'admiraient. Et je m'en suis servi de façon irresponsable", a-t-il ajouté.

"J'éprouve du remords pour mes actes. J'ai essayé d'en tirer les leçons. Et de les éviter (...) J'ai eu une carrière longue et chanceuse, j'ai pu dire tout ce que je voulais. Maintenant je vais prendre du recul et prendre longuement le temps d'écouter", a-t-il souligné, semblant ainsi annoncer une pause dans sa carrière.

Dans la foulée des révélations du New York Times, de nombreuses sociétés qui avaient des projets avec le comédien ont annoncé y mettre fin.

Ainsi, la première de son nouveau film, "I Love you, Daddy", prévue jeudi, a été annulée. La société de distribution Orchard a annulé la sortie du film prévue le 17 novembre aux Etats-Unis, selon le magazine spécialisé Variety.

Après avoir produit une première émission avec le comédien en avril, Netflix a décidé de ne pas produire la seconde émission prévue, qualifiant les accusations de "troublantes" et le comportement de l'acteur de "non professionnel et inapproprié".

La société FX productions a annulé la fin des quatre émissions qu'elle faisait avec lui et des rémunérations correspondantes.

Même si, "pour autant qu'on sache, son comportement sur les séries produites pour FX a été professionnel (...) ce n'est pas le moment pour lui de faire des émissions de télévision", a-t-elle souligné dans un communiqué. "C'est le moment de répondre honnêtement aux femmes qui se sont exprimées sur des expériences douloureuses, un processus qu'il a entamé ce jour avec sa déclaration".

La chaîne câblée HBO a aussi annoncé qu'il ne figurait plus parmi les personnalités invitées à sa soirée caritative "Night of too many stars" du 18 novembre, et que ses anciens projets ne seraient plus disponibles sur sa plateforme de vidéos à la demande, selon les médias américains.

Son agent Lewis Kay l'a abandonné vendredi soir: "A compter d'aujourd'hui, je ne représente plus Louis C.K.", a-t-il tweeté.

Six fois primé aux Emmy Awards --les récompenses de la télévision américaine--, Louis C.K., Louis Szekely de son vrai nom, est un adepte de l'humour noir et de l'auto-dérision. Il plaisantait régulièrement sur la masturbation dans ses spectacles.

Après les acteurs Kevin Spacey ou Steven Seagal, le réalisateur James Toback, le producteur Brett Ratner ou le patron des studios d'Amazon Roy Price, le comique est la dernière vedette du monde du spectacle à être prise dans le tourbillon des accusations à caractère sexuel déclenché par les révélations sur le producteur Harvey Weinstein début octobre.

© 2017 AFP