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Immersion virtuelle dans des couleurs françaises à Washington

© AFP | L'exposition "Kingdom of Colors", créée par deux artistes français Oilhack et Thomas Blanchard, se tient à Washington jusqu'au 26 novembre 2017.

WASHINGTON (AFP) - 

Tout a commencé par un accident. Blessé au poignet, l'artiste français Oilhack a mélangé peinture, huile et savon liquide dans un bol, une simple expérience qui a débouché sur une collaboration avec son compatriote Thomas Blanchard.

Ce duo lyonnais, baptisé WeAreColorful, a inauguré vendredi sa première exposition aux Etats-Unis, offrant une plongée dans son monde coloré avec un film projeté à 270 degrés à la galerie Artechouse de Washington. "Kingdom of colors" est visible jusqu'au 26 novembre.

Ces explosions de couleurs et de formes liquides organiques ont notamment été choisies par le géant Apple pour faire la promotion de l'iPhone X.

Les visiteurs de la galerie, spécialisée dans les oeuvres associant art, science et technologie, sont immergés dans ces projections virtuelles, mais les deux artistes n'ont travaillé que sur de petites surfaces parfois inférieures à 5 centimètres, filmant avec de puissants objectifs.

"C'est vrai que ce qu'on filme, ça tient vraiment dans la paume d'une main", a expliqué à l'AFP Thomas Blanchard. "Il y avait beaucoup de gens qui croyaient que c'était fait dans des piscines et qui disaient +C'est quoi ce gaspillage?+".

Lorsque l'huile entre en contact avec l'acrylique, elle remonte des petites perles de peinture qui éclatent en explosions, "ça s'ouvre en fait comme de la dentelle", a détaillé Oilhack. "C'est très éphémère".

Des heures de mélanges divers et d'explosions colorées ont été réduites en une séquence de quinze minutes, accompagnée dans la galerie par la musique électronique mélancolique de Leonardo Villiger.

"Pendant quelques minutes, on oublie ses problèmes quotidiens", a souligné M. Blanchard, qui a donné les droits de l'une de ses vidéos à un hôpital pour enfants en Australie après avoir appris qu'elle apaisait les jeunes malades.

Sandro Kereselidze, co-fondateur de la galerie Artechouse, estime que la technologie est une "nouvelle forme d'art".

© 2017 AFP