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Règlement de comptes sur fond de contrôle de mendiants: trois Roms condamnés à 17 et 18 ans de prison

© AFP/Archives | Photo prise le 10 décembre 2004 au palais de justice de Paris de l'inscription latine "Justitia" sur le dallage de la salle des Pas perdus. AFP PHOTO JACQUES DEMARTHON

SAINT-OMER (FRANCE) (AFP) - 

Trois Roms bulgares ont été condamnés vendredi à 17 et 18 ans de réclusion en appel par la cour d'assises du Pas-de-Calais, pour la mort en 2012 à Roubaix (Nord) d'un Bulgare d'un clan à qui ils disputaient le contrôle lucratif de mendiants.

Dans la nuit du 2 au 3 février 2012, une petite dizaine de Bulgares armés de barres de fer s'étaient introduits dans un camp rom de Roubaix et avaient passé à tabac les quatre Bulgares d'un cabanon. L'un d'eux avait succombé à sa blessure au crâne.

Parmi les agresseurs, l'enquête avait identifié les frères Ivanov, Angel et Svetoslav, 27 et 26 ans aujourd'hui, qui vivent en France depuis 2007 et 2009 respectivement, ainsi que le beau-frère du premier, Tenyo Slavov Atanasov, 40 ans, qui vit en Bulgarie.

La cour, qui a requalifié les faits en coups mortels avec préméditation, a condamné le plus âgé des deux frères à 18 ans de réclusion et les deux autres à 17 ans, avec interdiction définitive du territoire pour les trois.

Ce procès en appel a permis d'établir, entre autres hypothèses évoquées durant l'instruction, le motif réel de ce sanglant règlement de comptes: le contrôle de deux mendiants handicapés.

"Il est de notoriété publique que parmi les Roms de l'agglomération lilloise, certains font travailler des mendiants, qui peuvent leur rapporter chacun jusqu'à 200 euros par jour", avait souligné mercredi un enquêteur de la PJ à la barre. "C'est beaucoup plus que pour la ferraille, pour laquelle on n'entend pas ce genre de litiges".

La famille des victimes avait pris la défense d'un certain Gundi, qui réclamait les mendiants qu'il avait "prêté" au père des Ivanov. Une première rixe fin janvier avait déjà fait des blessés. Les Ivanov étaient ensuite partis en Bulgarie avant de retraverser l'Europe avec le renfort d'autres Bulgares.

Angel Ivanov a avoué sa présence au moment des faits, alors qu'il l'avait niée jusque-là.

L'avocate générale, Frédérique Dubost, avait requis 30 ans de réclusion contre Angel Ivanov, 20 contre les deux autres accusés, ainsi qu'une interdiction de territoire pour tous les trois.

"Il me semblait assez logique de distinguer entre le frère aîné, l'instigateur, et les deux autres, les suiveurs", a-t-elle expliqué à l'AFP.

"C'est une peine extrêmement lourde pour un jeune de son âge. Ca n'est que deux ans de moins (qu'en première instance) alors qu'on passe d'un assassinat à des coups mortels", a réagi l'avocat d'Angel Ivanov, Me Julien Bensoussan.

Les deux frères avaient été condamnés à 20 ans de réclusion en première instance, tandis qu'Atanasov avait écopé de sept ans.

© 2017 AFP