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EUROPE

Vingt-trois pays de l’UE s’engagent à plus de coopération militaire

© Emmanuel Dunand, AFP | Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des 23 États membres qui participeront à cette coopération, le 13 novembre 2017 à Bruxelles.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/11/2017

Vingt-trois pays de l'Union européenne se sont engagés dans une "coopération" militaire inédite, pour le développement d'armements ou le lancement d'opérations extérieures, avec pour ambition affichée de relancer l'Europe de la Défense.

La France et l'Allemagne ont fait un pas important lundi 13 novembre vers l'intégration des politiques de défense en Europe, avec la signature d'un pacte englobant 21 autres pays de l'Union européenne.

Ces pays se sont engagés dans une "coopération" militaire inédite, pour le développement d'armements ou le lancement d'opérations extérieures.

"Un moment historique"

"Nous vivons un moment historique pour la défense européenne", a commenté la diplomate en chef de l'Union, Federica Mogherini, à l'issue de la signature par les ministres de 23 États membres de l'UE d'un document où sont listés 20 "engagements" jetant les bases de leur "coopération structurée permanente" (CSP). Cette dernière estime que ce nouvel outil va "permettre de développer davantage nos capacités militaires pour renforcer notre autonomie stratégique".

La France et l'Allemagne espèrent renforcer ainsi la coopération militaire entre les États européens, tant sur les effectifs que sur les matériels, après des années de réductions budgétaires dans les programmes de défense et une tendance à se reposer sur la puissance américaine dans le cadre de l'Otan.

Ce pacte est le projet le plus ambitieux dans le domaine de la défense européenne depuis des décennies. Il incombera aux chefs d'État et de gouvernement de l'UE de l'entériner officiellement lors du Conseil européen du mois prochain. Depuis l'échec de la mise en place d'une Communauté européenne de Défense (CED) il y a 60 ans, les Européens n'ont jamais réussi à avancer dans ce domaine, la plupart des pays gardant jalousement la main sur ce qui, à leurs yeux, relevait strictement de la souveraineté nationale.

Mais une succession de crises depuis 2014 (annexion de la Crimée par la Russie et conflit dans l'est de l'Ukraine, vague de réfugiés), puis le vote du Brexit et l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, ont changé la donne.

"Ce n'est qu'une étape"

"C'est un jalon important en terme de structuration de l'Europe de la Défense. C'est, je crois, un très grand succès mais ce n'est qu'une étape", a souligné la ministre française des Armées, Florence Parly, en marge d'un Forum à Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. "Ce que la France appelle de ses voeux, c'est pouvoir développer une structure stratégique commune entre des États qui auraient toutes les aptitudes pour intervenir dans des conditions de déclenchement extrêmement rapides. La coopération structurée permanente est un jalon qui nous rapproche de cette ambition", a-t-elle ajouté.

En théorie, cette coopération renforcée peut déboucher sur la mise sur pied d'un quartier général opérationnel pour des unités de combat de l'UE ou d'une plateforme logistique d'opérations.

Le Royaume-Uni, traditionnellement atlantiste et premier budget militaire de l'UE, s'est toujours farouchement opposé à tout ce qui pouvait évoquer de près ou de loin une "armée européenne", considérant que la défense territoriale de l'Europe était l'unique prérogative de l'Otan. Outre la Grande-Bretagne, seuls quatre États membres ont choisi de rester hors du pacte : le Danemark, l'Irlande, Malte et le Portugal. L'Autriche, traditionnellement neutre, a accepté de s'y joindre à la dernière minute.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 14/11/2017

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