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Dernière modification : 21/11/2017

"Chancelière ch. partenaire, et plus si affinités"

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 21 novembre, les réactions à la crise politique en Allemagne. Un communiqué de l’agence russe de météorologie reconnaissant qu’un produit radioactif a été détecté dans plusieurs régions de Russie, avant de toucher tous les pays d’Europe. Et la glorieuse journée de deux dindes aux États-Unis.

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Au menu de cette revue de presse internationale, les réactions, toujours, à la crise politique en Allemagne, où Angela Merkel n’est pas parvenue à former une nouvelle coalition.

«Est-ce le début de l’ère post-Merkel?», demande The Guardian, qui estime que «les réverbérations de ses difficultés politiques seront ressenties non seulement en Allemagne, où elles pourraient provoquer soit de l’instabilité, soit un sursaut d’unité, mais aussi partout dans l’UE, déjà confrontée au débat sur sa refondation, aux ingérences de Poutine, à la question de ses relations avec la Turquie, au recul démocratique en Pologne et en Hongrie, et au Brexit. Slate, lui, a tranché, et évoque déjà «la fin de la stabilité allemande» - une instabilité liée, comme dans d’autres pays, à l’émergence des partis populistes, qui confronteraient les partis traditionnels à ce dilemme : soit s’allier, alimentant ainsi les discours des extrêmes, qui les accusent d’être tous les mêmes, soit de faire bande à part, et nourrir leurs critiques sur le fait que «l’establishment» ne fonctionne pas, et qu’il doit être remplacé. «A la fin, ce sont toujours les populistes qui gagnent», conclut Slate, qui demande aux partis traditionnels de «combattre les populistes sur le champ de bataille des idées – non pas en changeant les règles du jeu, mais en regagnant la confiance des électeurs».

 

La crise politique allemande inspire beaucoup les dessinateurs de presse. Dans The Times, la chancelière a décidément perdu de sa superbe, l’aigle qui symbolise la République fédérale allemande a disparu de son casque à pointe, remplacé par un canard boiteux. La vulnérabilité d’Angela Merkel, dont fait état, également, toujours au Royaume-Uni, The Daily Telegraph, qui la montre côté pile et côté face. Côté pile, une haltérophile à la force tranquille, qui semble inamovible. Côté face, une dirigeante de taille réduite, les mains nouées dans le dos.«Eh! toi !, tu ne veux pas m’épouser ?», lui demande Alexander Gauland, le patron de l’extrême-droite allemande, l’AfD, dans le dessin de Marian Kamensky, partagé sur Twitter. Mais qui chasse qui? Dans Der Tagesspiegel, c’est Angela Merkel, que l’on voit faire la cour au patron des sociaux-démocrates du SPD. «Martin? Coucou Martin? Où es-tu? Je te cherche?», appelle la chancelière. Mais Martin Schulz, dont la formation a été laminée aux dernières élections, n’a visiblement aucune envie de remettre le couvert.

Egalement au menu, ce communiqué, publié hier, de l’agence russe de météorologie, qui a reconnu, qu’une concentration «extrêmement élevée»de ruthénium 106, un produit de fission nucléaire, avait été détectée fin septembre dans plusieurs régions de Russie. Alors que Moscou démentait jusque-là toute implication, Rosguidromet a finalement confirmé l’hypothèse de plusieurs réseaux européens de surveillance de la radioactivité dans l’atmosphère, qui avaient repéré la présence d’un produit radioactif en Europe, à la fin du mois de septembre. Selon l’agence russe, le ruthénium 106 aurait notamment été détecté au Tatarstan puis dans le sud de la Russie, avant qu’il ne se fixe à partir du 29 septembre «dans tous les pays européens, à partir de l’Italie et vers le nord de l’Europe».D’après Le Monde, Rosguidromet ne donne pas d’indication sur la source potentielle de cette pollution, mais le fait que le taux le plus élevé de ruthénium 106 ait été enregistré dans la station d’Arguaïach, dans le sud de l’Oural, à une trentaine du complexe nucléaire Maïak, peut être considéré comme un indice. Ce site, qui a été touché par l’un des pires accidents nucléaires de l’histoire en 1957, est aujourd’hui un site de retraitement de combustible nucléaire usé. Dans un communiqué, Greenpeace Russie a en tout cas appelé Rosatom, la société d’Etat russe qui gère l’activité de toutes les entreprises du secteur nucléaire en Russie, à «mener une enquête approfondie et à publier des données sur les événements arrivés à Maïak».

Toujours dans cette rubrique environnement, la décision de l’Etat du Nebraska, aux Etats-Unis, de donner son accord pour la construction du nouveau pipeline Keystone - c'était le dernier Etat concerné à donner son avis. Selon le site américain Quartz, cette décision peut être considérée comme une victoire pour l'Administration Trump qui soutient ce projet à 8 milliards de dollars. Une décision polémique, néanmoins, contestée par les défenseurs de l’environnement, et qui intervient tout juste quatre jours après une fuite sur une installation similaire, dans le Dakota du sud, où près de 795 000 litres de pétrole ont été déversés accidentellement.

Les Etats-Unis où Donald Trump va se plier à la tradition et gracier une dinde, ce soir, dans les jardins de la Maison-Blanche, à l'avant-veille de Thanksgiving. Le New York Post nous apprend qu’à cette occasion, les deux volatiles, Wishbone et Drumstick, qui ont été choisis pour être graciés par le président américains, se sont vu offrir une nuit dans un hôtel de luxe de Washington, histoire de se relaxer un peu avant leur grande apparition publique. Espérons qu’aucun d’entre eux ne se fera occire à l’issue de cette glorieuse journée.

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Par Hélène FRADE

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