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JO-2014 Skeleton: le Russe Tretiakov déchu de son titre

© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP | Le Russe Alaxander Tretiakov pendant un entraînement de la Coupe du monde bobsleigh + skeleton au Parc Olympique de l'Utah, à Park City, le 16 novembre 2017

LAUSANNE (AFP) - 

Le Russe Alaxander Tretiakov, champion olympique du skeleton à Sotchi-2014, a été privé de son titre, a annoncé le Comité international olympique (CIO) mercredi, sur la base des conclusions des auditions de la Commission Oswald destinée à enquêter sur les sportifs impliqués dans le scandale de dopage d'Etat en Russie.

Tretiakov est privé de tous ses résultats et interdit de participer aux prochaines éditions des jeux Olympiques d'hiver tout comme sa compatriote Elena Nikitina, médaillée de bronze également en skeleton et les deux autres Russes Mariia Orolova et Olga Potylitsyna, a précisé le CIO.

La Russie n'a pas tardé à réagir. "Nous pensons que les normes juridiques et les principes fondamentaux du droit ont été violés", a commenté la Fédération russe de bobsleigh. "Nous sommes confiants dans l'absolue innocence de nos sportifs et défendrons leurs droits dans toutes les institutions possibles", a ajouté la fédération dans un communiqué.

"Les opinions des sportifs ne sont pas entendues", a estimé de son côté le vice-Premier ministre chargé des sports Vitali Moutko, cité par TASS. "Je pense que tous les sportifs qui sont inclus dans cette enquête seront punis, c'est déjà clair. Je ne pense pas qu'il s'agisse de la position du CIO, ce sont les recommandations de ceux qui ont écrit ce scénario?", a-t-il ajouté.

Au total, à ce jour, 6 médailles des JO de Sotchi ont été retirées à la Russie à la suite des auditions de la commission Oswald, dont l'or du fondeur Alexander Legkov, champion olympique du 50 km et l'argent de son dauhpin dauphin Maxim Vylegzhanin.

Legkov avait également terminé 2e du relais 4x10 km avec la Russie, lequel relais a donc été disqualifié.

Le CIO doit décider le 5 décembre si la Russie participe ou non aux prochains JO d'hiver de Pyeongchang.

Le 16 novembre, l'Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé de maintenir la suspension de l'agence nationale antidopage russe, ce qui n'augure pas de la décision prochaine du CIO.

Mais cette décision de l'AMA n'est pas un bon signe pour la Russie en vue des jeux de Pyeongchang (9-25 février), même si à l'occasion des JO-2016 de Rio le CIO avait ignoré la recommandation de l'AMA d'exclure la Russie, en laissant le soin à chaque fédération sportive internationale de traiter cette question.

En juillet 2016, quelques jours après la publication du rapport McLaren mettant en lumière un dopage institutionnel en Russie, certaines fédérations, notamment la natation ou l'aviron, avaient refusé l'accréditation olympique à des Russes, imitant ainsi la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) qui avait prononcé une exclusion générale quelques mois plus tôt, lors des premières révélations sur l'existence d'un dopage d'Etat dans le pays.

Symbole de rayonnement pour la Russie, arrivée en tête au tableau des médailles, Sotchi est devenu l'épicentre du scandale, avec ses échantillons d'urine réputés inviolables mais quand même ouverts et trafiqués grâce à une méthode sophistiquée mise au point par le FSB (services secrets russes), selon le rapport McLaren.

© 2017 AFP