Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Mahamadou Issoufou : "L’État malien peut s’écrouler"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : 14 casques bleus tués dans le Nord-Kivu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Eloge funèbre d'Emmanuel Macron : un hymne à Jean d'Ormesson et à la littérature

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : l'onde de choc causée par la décision de Donald Trump ? (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : l'onde de choc causée par la décision de Donald Trump ? (Partie 1)

En savoir plus

BILLET RETOUR

Vidéo : en Égypte, les idéaux de la place Tahrir à l'épreuve de la répression

En savoir plus

TECH 24

L'intelligence artificielle se met au rythme de la pop

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La fiscalité selon Trump : qui sont les gagnants et les perdants de la réforme ?

En savoir plus

REPORTERS

Libye-Italie : les migrants pris entre deux feux

En savoir plus

Cyclisme: David Lappartient: "Je suis pour un plafond du budget des équipes"

© NTB scanpix/AFP/Archives | David Lappartient, nouveau président de l'Union cycliste internationale, pendant une conférence de presse à Bergen (ouest de la Norvège), le 21 septembre 2017

PARIS (AFP) - 

David Lappartient, nouveau président de l'Union cycliste internationale (UCI), s'est prononcé jeudi, dans un entretien à l'AFP, pour un plafond du budget des équipes, plutôt que pour un plafond salarial (salary cap).

"On doit pouvoir payer un athlète au prix que l'on veut. Mais, si on paye très cher un coureur, on a un peu moins d'argent et ça rééquilibre les forces", a estimé le président français de l'UCI, élu en septembre pour un mandat de quatre ans.

"L'objectif est d'avoir des courses attractives et non qu'une équipe ait les meilleurs coureurs du monde et bloque la course", a poursuivi David Lappartient sans citer l'équipe Sky, dominatrice dans les grands tours depuis plusieurs années. Au contraire, il a fait référence à un autre exemple, datant de l'époque de Bernard Hinault et de Greg LeMond: "Cela a pu se produire dans le temps. On se souvient du Tour de France 1986 et de l'équipe La Vie Claire."

Le président de l'UCI a reconnu que la "technicité de mise en oeuvre" d'un plafond budgétaire pour les équipes "n'est pas si simple": "On est dans des discussions préliminaires et je dois aussi discuter avec les représentants des équipes. C'est quelque chose qui doit être partagé, accepté".

Selon l'UCI, le budget moyen d'une équipe du WorldTour (1re division) tourne autour de 18 millions d'euros, les plus importantes atteignant environ 34 millions d'euros.

Le président de l'UCI a fait également le point sur d'autres sujets du cyclisme:

La fraude technologique: "J'ai l'intention de pouvoir annoncer le plan d'action de l'UCI en janvier, juste avant le début de saison. Jean-Christophe Péraud (nouveau manager matériel) rencontre tous les acteurs de ce dossier. Nous utiliserons bien sûr les rayons X, les caméras thermiques, les démontages des vélos mais il y a aussi d'autres technologies qui peuvent être utilisées. On a aussi un travail à faire avec le monde de la recherche pour pouvoir, sur des images de télévision, analyser des puissances immédiates et déceler des choses qui pourraient être anormales. Mais ça prendra plus de temps."

L'interdiction des corticoïdes: "L'idée est d'être opérationnel au premier janvier 2019 parce qu'il y a la réglementation interne à changer. J'ai eu l'occcasion d'en parler avec le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) pour savoir comment on peut l'avoir avec nous. J'ai reçu un écho plutôt positif. Je souhaite aussi mettre en place une surveillance médicale réglementaire pour l'ensemble des coureurs mais ça ne s'improvise pas à cause des aspects logistique, juridique, technique et médical, ça prendra au moins un an."

Le calendrier international: "L'ambition que je souhaite porter est une réforme globale du cyclisme professionnel à l'horizon 2020. On a aujourd'hui un accord sur les années 2018 et 2019, il faut que dès 2018 on soit en capacité de voir la réforme de 2020. Le calendrier est un élément-clé. Trente-quatre ou trente-cinq courses dans le WorldTour ne font pas sortir la hiérarchie de notre sport. La réalité est que nous avons les grands tours, les monuments et aussi les courses qui sont devenues les monuments dans les autres continents, je pense au Tour Down Under, (les GP de) Québec et Montréal, au Tour de Californie, qui ont toutes leur place à ce niveau-là."

La réduction du nombre des coureurs dans les grandes courses: "Il y avait une volonté partagée des organisateurs et de l'UCI, validée aussi par les équipes, de réduire légèrement la taille des équipes, huit coureurs pour les grands tours, sept pour les autres épreuves du WorldTour. Le compromis qui a été trouvé est bon. Est-ce que ce sera suffisant ? je ne le sais pas encore."

La féminisation du cyclisme: "Il y a deux éléments: d'une part la pratique féminine. Moins de 10% de nos licenciés au niveau mondial sont des femmes, il y a clairement du retard. Il faut qu'on travaille avec les fédérations nationales car ça commence par la base. D'autre part la gouvernance. Et c'est encore pire ! Il doit y avoir trois femmes présidentes d'une fédération nationale sur 190, une seule femme au comité directeur de l'UCI... Il y a du travail à faire en matière de gouvernance pour avoir une représentation féminine digne de ce nom dans notre fédération."

© 2017 AFP