Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : l'onde de choc mondiale (partie 1)

En savoir plus

TECH 24

Fintech : les utilisateurs au pouvoir

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La tech peut-elle sauver la planète ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Taro Kono, MAE du Japon : "Nous ne souhaitons pas le dialogue pour le dialogue" avec Pyongyang

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La ligne des Hirondelles : un train de légende à l'assaut du Jura

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"One Planet Summit" : la bataille est-elle perdue ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Etranger résident" : Marin Karmitz dévoile sa collection de photographies

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Mademoiselle K

En savoir plus

#ActuElles

Le sexisme passe à table : l’asservissement des femmes par la nourriture

En savoir plus

Etats-Unis: LaVar Ball n'a peur de rien ni de personne

© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Par Jérôme RASETTI | LaVar Ball lors d'un match des Los Angeles Lakers, l'équipe de son fils Lonzo, le 7 juillet 2017 à Las Vegas

LOS ANGELES (AFP) - 

Donald Trump, les légendes de la NBA ou encore... le ridicule, rien ni personne ne fait peur à LaVar Ball, excentrique et omniprésent père d'une fratrie de prodiges du basket qu'il destine depuis leur naissance à la gloire.

A 50 ans, LaVar Ball touche enfin au but: à défaut d'avoir fait carrière (et fortune) dans le basket ou le football américain comme joueur, il est devenu en seulement quelques semaines le père de famille le plus connu des Etats-Unis.

Pour avoir engendré et formé Lonzo, nouveau meneur de jeu à seulement 20 ans des célèbres Los Angeles Lakers, LiAngelo et LaMelo promis eux aussi respectivement à 18 et 16 ans à un bel avenir sur les parquets de basket.

Mais aussi, et surtout, pour ces déclarations-choc et provocations qui font les délices des réseaux sociaux et qui lui valent d'être régulièrement invité sur les plateaux de la chaîne de télévision sportive ESPN et même, consécration suprême cette semaine, de la chaîne d'information en continue CNN.

Alors que son cadet LiAngelo a été arrêté début novembre en Chine avec deux autres joueurs de son équipe universitaire pour vol à l'étalage, LaVar Ball a minimisé à plusieurs reprises le rôle de Donald Trump dans leur libération par les autorités chinoises.

"Je ne sais pas si Trump a aidé. Si je dois remercier quelqu'un, c'est le président chinois Xi (...) C'est moi qui ai aidé mon fils à quitter la Chine, j'étais en relation avec des gens sur place qui avaient leur mot dire", a-t-il déclaré à CNN.

- 'Don King du pauvre' -

Après avoir relativisé le délit commis par son fils ("Je suis de Los Angeles. J'ai vu des choses bien pires qu'un gars prendre une paire de lunettes"), il a fini par donner une leçon au président américain: "Qu'il s'occupe de politique et moi de mon fils, chacun son métier".

Sans surprise, ces déclarations ont provoqué le courroux de Donald Trump qui s'est exprimé comme souvent sur Twitter: "J'aurais dû les laisser en prison!", a-t-il ainsi écrit dimanche.

Avant une nouvelle saillie mercredi: "LaVar, tu aurais pu passer Thanksgiving pour les cinq à dix prochaines années avec ton fils en Chine (...) Ce ne sont pas des gens sur place qui avaient leur mot dire qui ont évité à ton fils une longue peine de prison, C'EST MOI!".

Et pour conclure cet échange digne d'une cours d'école, le président américain a comparé LaVar au célèbre et excentrique promoteur de boxe Don King: "C'est le Don King du pauvre, qui plus est sans cheveux".

Enième avatar du père-entraîneur qui vit la carrière qu'il n'a pas eu par procuration, LaVar Ball est aussi régulièrement comparé à Joe Jackson, patriarche controversé devenu richissime grâce aux succès interplanétaires dans la chanson de ses enfants, les Jackson Five.

- Plus fort que Jordan? -

Surfant sur l'arrivée de son aîné en NBA et surtout sur sa popularité, LaVar Ball a ainsi lancé sa propre marque, Big Baller Brand (BBB), qui commercialise notamment des baskets à 495 dollars la paire (418 euros).

Pour faire connaître sa marque, qu'il arbore à chacune de ses apparitions télé, il multiplie les provocations pour attirer l'attention.

Il assure ainsi qu'il aurait battu le légendaire Michael Jordan s'ils s'étaient affrontés en un-contre-un au sommet de sa carrière, que son fils, Lonzo est meilleur que Stephen Curry, le meneur-vedette de Golden State, ou encore que le fils aîné de la superstar LeBron James ne fera pas carrière.

Si ses fils sont habitués aux excès de leur père et semblent s'en accommoder plutôt bien, LaVar n'a pas peur de déranger.

Il critique régulièrement leurs entraîneurs successifs, dans leur lycée de Chino Hills, dans la banlieue de Los Angeles, ou en NBA.

"Les gens pensent que je parle beaucoup et trop fort, ils me prennent pour un mec stupide qui vient de la rue, mais ils ne savent pas que tout est calculé depuis le premier jour", a-t-il assuré dans un entretien au magazine GQ en juillet.

Par Jérôme RASETTI

© 2017 AFP