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Dernière modification : 23/11/2017

"Poutine, maître du jeu en Syrie"

© France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, jeudi 23 novembre, la condamnation de Ratko Mladic, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie à la prison à perpétuité, pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La distribution des cartes en Syrie par Poutine. Un oligarque russe dans le collimateur de la justice en France. Et le "womanspreading".

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Au menu de cette revue de presse internationale, la condamnation à perpétuité de Ratko Mladic, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

Le verdict prononcé hier par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie suscite des réactions mélangées. Aux Etats-Unis, Slate salue «une rare victoire» pour la justice internationale, toujours confrontée au refus de nombreux gouvernements de coopérer. «Les seules personnes qui doivent craindre une inculpation pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, sont celles qui ont perdu les guerres durant lesquelles ces crimes ont été commis, comme Mladic», regrette le site américain, tandis qu’Al Jazeera évoque un verdict qui « ne va rien changer» à la situation en Bosnie-Herzégovine. La chaîne qatarie en veut pour preuve la situation à Visegrad, cette ville de l’est de la Bosnie, qui comptait plus de 13 000 musulmans bosniaques avant la guerre, et qui n’en compte aujourd’hui plus qu’un millier, des personnes âgées pour la plupart. «Quand elles auront disparu, il ne restera quasiment plus aucun musulman à Visegrad», relève la chaîne du Qatar. «Le projet politique des Serbes de Bosnie de créer un mini-état serbe « ethniquement pur» a donc été un succès». «Aucun verdict, aussi dur soit-il, ne changera les faits sur le terrain. Les Serbes de Bosnie ont réussi à accomplir le projet qu’ils avaient imaginé dans les années 90», écrit Al Jazeera.

Une amertume partagée par The Washington Post. «Quand l’étendue des horreurs (commises en Bosnie) a été connue, partout dans le monde, les gens ont dit: «plus jamais ça», rappelle le journal. Mais c’est arrivé à nouveau, plusieurs fois. Les Etats-Unis viennent de qualifier les violences contre les Rohingiya, soutenues par l’Etat birman, de «nettoyage ethnique», et ces persécutions interviennent dans le sillage de campagnes du même type ces dernières années, notamment contre les Yézidis, pris pour cible par le groupe Etat islamique en Irak». Pour The Washington Post, «le massacre de Srebrenica (pour lequel Mladic vient d’être condamné) donne des indications de ce qui peut encore arriver en Syrie et ailleurs: des décennies d’hostilités sous des formes diverses, et le refus de leurs auteurs de reconnaître pleinement leur responsabilité».

La Syrie, où Vladimir Poutine poursuit son offensive pour mettre un terme à la guerre civile. «Poutine distribue les cartes», annonce La Croix, qui revient sur les efforts diplomatiques du patron du Kremlin. Ce dernier a reçu hier ses alliés turc et iranien à Sotchi, et s’active à réunir prochainement l’opposition et le régime pour le Congrès de dialogue national syrien. Vladimir Poutine apparaît aujourd’hui comme le maître du jeu, après avoir écarté les États-Unis et l’Europe, qui «ont pourtant contribué militairement à la défaite» du groupe Etat islamique, réduit à un «rôle marginal» l’ONU, «en dépit des efforts inlassables de son envoyé spécial, Staffan de Mistura», selon La Croix, qui estime qu’«il faudra tirer les leçons de cette inefficacité». «Pour l’heure, conclut le journal, le premier rôle appartient à Vladimir Poutine qui a affirmé hier qu’il revenait «au peuple syrien de déterminer lui-même son avenir, ce qui «exigera des compromis et des concessions de tous les participants, y compris du gouvernement syrien». Puisse-t-il dire vrai», espère La Croix.

La Russie, qui a fait savoir que le Kremlin allait entreprendre «tous les efforts possibles» pour défendre les intérêts de l’oligarque russe Soulaïman Kerimov, interpellé hier à Nice, pour «blanchiment de fraude fiscale aggravée». «Quelle affaire!», s’exclame Nice Matin, avec à la une trois photos, celle de l’intéressé, par ailleurs sénateur – d’où la colère de Moscou, qui dénonce une violation de son immunité diplomatique, celle de sa villa du cap d’Antibes, évaluée à 150 millions d’euros, qui serait «au cœur de l’affaire», selon le quotidien local, qui rappelle que Kerimov avait déjà défrayé la chronique en 2006 à cause d’un accident avec sa Ferrari sur la promenade des Anglais - c’est la troisième photo. Que reproche la justice française à Souleïman Kerimov, 25ème fortune de Russie selon le magazine Forbes? De s’être approprié plusieurs propriétés mitoyennes sur la presqu’île du cap d’Antibes – un paradis pour milliardaires – par des achats successifs réalisés à l’aide d’un prête-nom et pour des montants sous-déclarés, selon Le Monde, qui rapporte que Kerimov pourrait avoir à rembourser «plusieurs dizaines de millions d’euros» au fisc français.

 

Tout autre chose, pour terminer, un mot du «womanspreading». On a déjà parlé ici du «manspreading», cette tendance qu’ont certains hommes à s'asseoir en écartant les cuisses, empiétant ainsi sur l’espace vital de leurs congénères féminines - une habitude décriée par les féministes sur les réseaux sociaux. Figurez-vous que la guerre des sièges a de beaux jours devant elle, car certaines d’entre elles proposent à présent de répliquer en observant le même comportement. Je vous laisse imaginer les scènes dans le métro. Lu dans The Independent.

 

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Par Hélène FRADE

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