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FRANCE

Le "tireur de Libé", Abdhelakim Dekhar, condamné à 25 ans de prison

© Benoit Peyrucq, AFP | Dessin d'Abdelhakim Dekhar (centre), réalisé le 17 novembre 2017, lors de son procès.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/11/2017

Abdelhakim Dekhar, auteur d'attaques au fusil à pompe contre BFMTV, Libération et la Société Générale en novembre 2013, a été condamné, vendredi, à 25 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris.

Lors de sa traque en novembre 2013, il avait été qualifié d'"ennemi public numéro un". Abdelhakim Dekhar, "le tireur de Libé", a été condamné, vendredi 24 novembre, à 25 ans de réclusion criminelle pour tentatives d'assassinat et séquestration. Cette condamnation, après neuf heures de délibéré, est conforme aux réquisitions du parquet et a été assortie d'une période de sûreté des deux-tiers.

La cour a estimé qu'il y avait bien eu une tentative d'assassinat contre Philippe Antoine, alors rédacteur en chef à BFMTV, et contre César Sébastien, l'assistant-photographe blessé dans le hall du journal Libération.

Son avocat, Me Hugo Lévy, a expliqué qu'il étudiait l'éventualité d'un appel. "C'est une peine lourde", a-t-il jugé. En cas d'appel, "nous tenterons de convaincre que la personnalité de M. Dekhar est en voie de transformation."

Tentative d'assassinat

Le périple armé d'Abdelhakim Dekhar avait démarré à BFMTV, où il avait menacé Philippe Antoine avec un fusil à pompe. Il aurait alors dit "la prochaine fois, je ne vous raterai pas", avant de prendre la fuite en laissant deux cartouches à terre. Trois jours après, il avait grièvement blessé par balles César Sébastien dans le hall d'accueil de Libération. Il s'était ensuite rendu dans le quartier d'affaires de la Défense, où il avait tiré sur une porte d'entrée de l'immeuble de la Société Générale, non loin de deux salariées. Il avait enfin pris un automobiliste en otage.

"Le principal mobile, c'est tuer par dépit social", a annoncé l'avocat général, Bernard Farret, dans son réquisitoire. Il y a chez M. Dekhar "un ressentiment contre la société, l'État, le capitalisme", "un désir de vengeance". "Il n'est pas dans le remords. Il est resté dans la revendication, la rancœur", a mis en avant le magistrat.

"Désespoir"

Abdelhakim Dekhar, un homme de 52 ans qui se présente comme un "intellectuel", s'est plusieurs fois emporté en parlant politique pendant son procès, évoquant aussi bien la colonisation de l'Algérie que la crise de la sidérurgie dans l'est de la France, ou encore les banlieues.

Mais dès le premier jour, il a raconté son "désespoir" et expliqué avoir "voulu scénariser son suicide". Il était "dans un projet de suicide par intermédiaire" : il voulait que "la police le tue". Il souhaitait "une mort romantique".

L'accusé a affirmé qu'il voulait "intimider" ses cibles, mais ne blesser personne. César Sébastien, alors âgé de 23 ans, a cependant bien été touché par une balle dans le dos, qui a traversé son corps en passant à 2mm du cœur. Pour Abdelakhim Dekhar, c'est une "tragédie" que César Sébastien ait été blessé : "Cela me torture depuis quatre ans".

Le tireur a été décrit comme un homme violent, "un menteur pathologique". "Le problème de M. Dekhar, c'est qu'il n'a pas accepté de ne pas avoir réussi sa scolarité. Il s'est présenté comme ingénieur, alors qu'il était agent d'entretien", a rappelé l'avocat général.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 24/11/2017

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