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Rugby: gare aux excès de vitesse, les clés de France-Japon

© AFP | Le XV de France prépare son test contre le Japon, lors d'une séance d'entraînement à Marcoussis, le 24 novembre 2017

PARIS (AFP) - 

Parvenir à oublier les défaites précédentes sans prendre de haut les Japonais, ne pas se laisser déborder par leur jeu rapide et les resserrer pour profiter des éventuels espaces: les défis sont nombreux pour le XV de France samedi face au Japon.

. Mental: le double défi

"L'important samedi, ce sera que les joueurs soient bien dans leur tête, ou au mieux, pour aborder ce test". L'incise de Guy Novès était courte, mais elle en dit long sur le moral des troupes françaises après trois défaites en autant de matches cet automne, dont une dernière particulièrement pénible face à l'Afrique du Sud (17-18).

L'approche psychologique est double, car il s'agira autant de surmonter le sentiment d'échec que de ne pas prendre de haut une sélection japonaise en pleine progression (11e au classement mondial).

"Ce serait une très grosse erreur de rester sur la défaite de l'Afrique du Sud comme de se dire que ça ira mieux car c'est le Japon. Ils ont montré qu'ils étaient prêts et qu'on ne les battrait pas comme ça. C'est une équipe vraiment très proche du niveau des meilleures nations", a souligné le pilier Jefferson Poirot.

. Gare aux excès de vitesse

Le danger principal, incarné par l'ailier Kenki Fukuoka ou l'arrière Kotaro Matsushima, est de voir les flèches japonaises profiter du déficit de confiance français. Le Japon, vainqueur des Tonga 39 à 6 samedi à Toulouse après avoir inscrit trente points à l'Australie deux semaines plus tôt (30-63), "a déjà prouvé ses qualités de vitesse, d'organisation, de discipline mais surtout de vitesse", insiste Novès.

Les "Brave Blossoms" ne sont pas seulement rapides à la course, ils cherchent à prendre l'opposant par surprise. "Ça joue une pénalité ou un bras cassé vite et après tu te retrouves à courir après eux. Ils ont un plan de jeu, ils l'appliquent", détaille Mathieu Bastareaud.

Dans cette optique, la pelouse synthétique de la U Arena, censée favoriser le jeu rapide, pourrait aider les Japonais. C'est du moins l'avis des Bleus. "Ça va aller dans leur sens, c'est sûr, le synthétique accélère un peu le jeu, les appuis aussi", estime Louis Picamoles.

"Le fait que le toit soit fermé, qu'il n'y aura pas d'impact en termes de pluie ou de vent, les conditions seront parfaites pour jouer. Eux, ils aiment cela. Ce sera à nous de les mettre sous pression quand ils auront le ballon pour éviter qu'ils s'installent dans ce jeu de vitesse", ajoute le numéro 8, dont l'impact physique sera primordial.

. Physique: compenser sans compter

Sur le plan physiologique, les Japonais peuvent rendre quelques centimètres et kilos à leurs adversaires. Mais ils compensent bien. "Il ne faut pas penser que, parce qu'ils sont plus petits et moins costauds, on va leur marcher dessus. Les Sud-Africains ont pensé ça à la Coupe du monde et ils ont perdu (32-34 en 2015, NDLR)", rappelle Bastareaud.

L'équation vaut aussi pour les avants, avec une mêlée nippone "très intelligente. Ils (les avants) compensent leur manque de gabarit par une très bonne organisation. En attaque ils sortent vite les ballons, et en défense ils sont très bien unis", ajoute Poirot.

Idem sur les ballons portés, une phase de jeu qui a permis aux Brave Blossoms de marquer un essai contre l'Australie. "Mais l'idée serait peut-être de leur couper un peu les pattes en leur imposant une épreuve de force à ce niveau-là", glisse Poirot, conscient que les Bleus ont trop délaissé cette arme lors des deux premiers tests.

Autre option, se servir d'une organisation défensive très consommatrice en hommes. "Ils plaquent souvent à deux, un en haut, un en-bas", note Poirot.

"S'ils défendent à deux, c'est qu'il y a de l'espace ailleurs. Cela peut être une piste", a effleuré Bastareaud, refusant logiquement d'en dire plus. "Il faudra jouer là où ils ne sont pas présents, déplacer le jeu, croire en nous et prendre des initiatives."

© 2017 AFP