Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Contestation sociale en France : l'impossible concertation ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans la peau d'un batelier du Nord

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le géant américain Starbucks accusé de racisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Emmanuel Macron peut-il réformer la Zone euro ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Café en capsules : "L'impact écologique est considérable"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Qui a peur de la dette ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le succès des monnaies locales

En savoir plus

Afrique

Reportage : la Tunisie mise sur le bio pour exporter son huile d’olive

© Fethi Belaid, AFP (archive) | Une femme récolte des olives dans un village près de Tunis, en novembre 2015.

Vidéo par Sandro LUTYENS , Hamdi TLILI

Texte par Sandro LUTYENS , Hamdi TLILI

Dernière modification : 25/11/2017

Deuxième exportateur mondial d’huile d’olive, la Tunisie se tourne vers l’agriculture biologique pour poursuivre son expansion dans ce secteur. Une stratégie soutenue par le gouvernement qui fait la promotion de ce modèle à travers le monde.

En Tunisie, la récolte annuelle des olives a commencé depuis la mi-novembre et la saison est prometteuse pour le deuxième exportateur mondial, principal fournisseur international en huile d’olive des États-Unis et de l’Union européenne. Depuis quelques années le pays a adopté une nouvelle stratégie pour se faire connaître : le bio.

Quelque 95 % des oliviers tunisiens sont cultivés traditionnellement ou sans traitement chimique, rendant la conversion au biologique des plus aisées pour les agriculteurs, qui disposent déjà de terres saines et fertiles.

>> À voir : Agriculture biologique : le secteur qui monte, qui monte...

Entièrement exportateur, le leader de l’huile d’olive en Tunisie, le groupe CHO, mène le mouvement et a même lancé ces dernières années ses propres bouteilles et sa propre marque certifiée biologique. “Aujourd’hui nous exportons partout dans le monde et on a une croissance très importante”, assure Abdelaziz Makhloufi, PDG du groupe CHO. “Le fait de réussir à avoir une huile avec une étiquette tunisienne que le consommateur achète et apprécie, c’est une manière de faire de la promotion pour le pays”, ajoute-t-il, fièrement.

Une certification bio aussi exigeante qu'en Europe

Et il s’agit bien là d’une stratégie nationale. Pendant plusieurs années, la Tunisie a bradé son huile en vrac aux grands industriels internationaux, mais avec le bio en bouteille, le gouvernement a une carte à jouer. “Nous, ce que l’on veut montrer, c’est que la Tunisie est un pays du bio. Cette image peut être très intéressante car ce n’est pas de la concurrence, ce ne sont pas des produits : c’est un modèle, le modèle que nous voulons lancer à l’international”, explique Samia Maamer, porte-parole au ministère de l’Agriculture.

Clé dudit modèle : une certification bio exigeante, équivalente à celle en vigueur en Europe. “Grâce à l’élévation de ses standards de qualité et au développement des produits à haute valeur ajoutée, notamment une production croissante d'huiles d'olive biologiques, la Tunisie a amélioré la compétitivité et la reconnaissance de ses huiles, tant sur le marché domestique qu’à l'export”, reconnaît aussi l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans un communiqué datant du 17 novembre.

>> À lire : L'agriculture bio c'est beau, c'est bon, mais c'est difficile aussi

Tunis espère qu’à terme, le bio pourra jouer un rôle important contre le déficit commercial du pays. En quinze ans, la valeur des exports biologiques tunisiens est déjà passée de 2 millions à 200 000 millions d’euros.

La FAO, qui salue ce nouvel élan prometteur, recommande à la Tunisie de développer et diversifier sa gamme de produits. “L’huile d’olive extra vierge tunisienne se caractérise par un profil doux et sucré. La production d’huiles extra vierges ayant d’autres profils, telles que des huiles avec des goûts différents, des huiles issues de variétés uniques ou des huiles plus riches en polyphénols, permettrait aux producteurs tunisiens de gagner de nouvelles parts de marché.”

Première publication : 25/11/2017

  • TUNISIE

    Vidéo : en Tunisie, des moutons bio pour l'Aïd

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    Brexit : les robots à la rescousse de l’agriculture britannique

    En savoir plus

  • FRANCE

    Moins et mieux : Terra Nova propose de changer les habitudes de consommation de viande

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)