Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Le Mexique ne contribuera en aucune façon au financement du mur de Trump"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Les Tunisiens sont de plus en plus nombreux à s’immoler par le feu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Etats-Unis : la neutralité sur le net c'est fini

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : l'onde de choc mondiale (partie 1)

En savoir plus

TECH 24

Fintech : les utilisateurs au pouvoir

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La tech peut-elle sauver la planète ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Taro Kono, MAE du Japon : "Nous ne souhaitons pas le dialogue pour le dialogue" avec Pyongyang

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La ligne des Hirondelles : un train de légende à l'assaut du Jura

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"One Planet Summit" : la bataille est-elle perdue ?

En savoir plus

Amériques

Présidentielle au Honduras : sur France 24, le candidat Nasralla demande un recomptage des votes

© Capture d'écran, France 24 | Au Honduras, le gouvernement a confié à la police et aux militaires des pouvoirs élargis pour contenir la violence des manifestations.

Vidéo par Laurence CUVILLIER , Matthieu COMIN

Texte par Laurence CUVILLIER , Matthieu COMIN

Dernière modification : 04/12/2017

Dans un entretien accordé à France 24, l'opposant de gauche Salvador Nasralla, arrivé deuxième à l'élection présidentielle du 26 novembre au Honduras, a affirmé lundi rejeter ce résultat et accuse le Tribunal suprême électoral de fraude.

Candidat de l'Alliance d'opposition pour la dictature, Salvador Nasralla, un présentateur de télévision novice en politique, a accusé le Tribunal suprême électoral (TSE) du Honduras, lundi 4 décembre d’avoir manipulé les résultats de l'élection présidentielle du 26 novembre. Dans un entretien exclusif accordé à France 24, il accuse notamment le TSE d'avoir gonflé le nombre de bulletins physiques en faveur de Juan Orlando Hernandez et d'avoir supprimé ceux au nom du candidat Nasralla.

"Le tribunal a planifié ce vol des votes, avant même l’élection, dans les bureaux où il savait que le vote n’était pas digital, estime-t-il. Ils ont donc introduit dans les urnes deux votes par personne ; et quand les urnes sont arrivées au Tribunal le lundi, ils ont simplement enlevé les votes qui ne les arrangeaient pas."

>> À voir : Le Honduras se barricade en attendant les résultats de la présidentielle

Les résultats présentés lundi par le TSE, qui a refusé de désigner officiellement un vainqueur en raison de possibles recours, portent sur 99,96 % des bulletins dépouillés. Ils attribuent à Salvador Nasralla 41,39 % des voix, contre 42,98 % pour le président sortant Juan Orlando Hernandez.

"Le gouvernement a utilisé une stratégie d’infiltration de nos manifestations"

Salvador Nasralla confie à France 24 vouloir contester les résultats et exige que soient analysés les bulletins physiques qui représentent 29 % du total des suffrages, selon lui. Il affirme avoir le soutien en ce sens des États-Unis, de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’Union européenne, trois institutions qui ont envoyé des observateurs au Honduras.

Le candidat de gauche accuse par ailleurs le gouvernement et l’armée du Honduras d’être à l’origine des débordements dans les rues et appelle ses soutiens à poursuivre les manifestations.

"Le gouvernement a utilisé une stratégie d’infiltration de nos manifestations par des militaires en uniforme. Ils sont sortis des manifestations et ont commencé à voler dans les commerces. Et dans les médias, ils rejettent la faute sur nous. Nous avons des vidéos où l’on voit ces gens sortir des manifestations accompagnés par des militaires pour aller piller les magasins", affirme Salvador Nasralla.

Première publication : 04/12/2017

  • HONDURAS

    Présidentielle au Honduras : reprise du dépouillement et des manifestations

    En savoir plus

  • HONDURAS

    Honduras : l’état d’urgence décrété pour mettre fin aux manifestations

    En savoir plus

  • HONDURAS

    Au Honduras, le président en passe d'être réélu, son opposant crie à la fraude

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)