Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Le Mexique ne contribuera en aucune façon au financement du mur de Trump"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Les Tunisiens sont de plus en plus nombreux à s’immoler par le feu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Etats-Unis : la neutralité sur le net c'est fini

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : l'onde de choc mondiale (partie 1)

En savoir plus

TECH 24

Fintech : les utilisateurs au pouvoir

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La tech peut-elle sauver la planète ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Taro Kono, MAE du Japon : "Nous ne souhaitons pas le dialogue pour le dialogue" avec Pyongyang

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La ligne des Hirondelles : un train de légende à l'assaut du Jura

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"One Planet Summit" : la bataille est-elle perdue ?

En savoir plus

EUROPE

L'ex-président géorgien Saakachvili arrêté à Kiev, puis libéré par ses partisans

© Sergei Chuzavkov, AFP | Mikheïl Saakachvili après sa libération par ses partisans, le 5 décembre 2017, à Kiev.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/12/2017

L'ex-président géorgien Mikheïl Saakachvili, devenu opposant au pouvoir ukrainien, a été brièvement interpellé par la police à Kiev avant d'être libéré sous la pression de centaines de ses partisans descendus dans la rue.

L'ancien président géorgien Mikheïl Saakachvili, désormais opposant ukrainien, été arrêté mardi 5 décembre à Kiev. Mais ses partisans ont bloqué le fourgon de police qui l'emmenait et ont réussi à le libérer en brisant les vitres et les portes arrière du véhicule.

Une fois libéré, Mikheïl Saakachvili, faisant de la main le "V" de la victoire, a appelé plusieurs centaines de ses partisans à une manifestation pacifique pour obtenir le départ du président ukrainien Petro Porochenko, qu'il a traité de voleur et de traître.

"Je vous appelle à une manifestation pacifique pour obtenir que Porochenko s'en aille ! Vous ne devez avoir peur de rien !", a-t-il lancé à la foule, parlant dans un mégaphone, avant de conduire ses partisans devant le Parlement.

Mikheïl Saakachvili a été interpellé car il est soupçonné d'avoir voulu "prendre le pouvoir par la force" lors de manifestations anticorruption, a indiqué le procureur général Iouri Loutsenko. Il a en outre accusé l'opposant d'être financé par l'ex-président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch, déchu en 2014 à la suite du soulèvement pro-européen du Maïdan à Kiev. S'il est reconnu coupable, il risque cinq ans de prison.

La confrontation Saakachvili-Porochenko

Cette crise illustre la confrontation politique de longue date entre Mikheïl Saakachvili, qui se présente comme le pourfendeur de la corruption des autorités de Kiev, et le président Petro Porochenko, qui l'a déchu de sa nationalité ukrainienne en juillet.

Devenu opposant au gouvernement pro-occidental de Kiev après l'avoir soutenu, l’ancien président géorgien avait fait un retour spectaculaire en Ukraine en septembre, forçant le passage à un poste frontière aidé par ses partisans, et promettant de reprendre son combat contre "la dictature des oligarques" et le "pillage de l'économie" par les autorités.

L'ambassade des États-Unis à Kiev a appelé sur Twitter "toutes les parties à la désescalade et à éviter la violence". À Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a pour sa part indiqué aux journalistes "suivre avec intérêt les événements actuels en Ukraine", qualifiant la situation de Mikheïl Saakachvili de "difficile".

Le président géorgien Giorgi Margelachvili a de son côté estimé sur Twitter que cette situation relevait d'une "affaire intérieure de l'Ukraine" tout en espérant que la sécurité de son prédécesseur soit assurée.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 05/12/2017

  • UKRAINE

    L'ex-président géorgien Saakachvili et ses partisans forcent la frontière ukrainienne

    En savoir plus

  • UKRAINE

    L'ex-président géorgien Saakachvili refoulé à la frontière ukrainienne

    En savoir plus

  • UKRAINE

    Saakachvili : "Le retrait de ma nationalité est une vengeance des oligarques proches de Porochenko"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)